Turquie

Le président turc RTE (Recep Tayyip Erdogan) a lancé une invasion du nord de la Syrie le mercredi 9 octobre 2019. Cette occupation est une tentative de détruire les droits politiques, culturels et économiques des Kurdes syriens. Dans cette tentative d’occupation la première force utilisée par l’Etat turc est l’armée turque TSK (Forces armées turques), et le second groupe armé sont les gangs islamistes regroupés sous le nom d"Armée nationale syrienne.

Du 26 au 28 mai, des militants de Grèce, d’Israël, de Russie, de Turquie et de Chypre ( nord et sud )se sont rassemblés à Nicosie (Chypre) pour une formation de 3 jours sur ‘ Gendre et Résistance à la Militarisation de la Jeunesse’ organisée par l’Internationale des Résistants à la Guerre. Pendant cette formation, les participants ont exploré les dimensions sexistes de la militarisation de la jeunesse au sein de leurs sociétés et ont aussi discuté comment agir à un niveau international pour s’opposer à ces processus.

Les militaires turcs ont mené une opération appelée’ Branche d’Olive’ en Syrie depuis le 20 janvier 2018. Les rapports en provenance de la région montrent le coût humain de cette opération qui continue à présent, et inclue des centaines de tués ainsi que de blessés, et comment cela a encore ajouté au conflit qui règne dans la région. L’Internationale des Résistants à la Guerre affirme sa solidarité avec les militants en Turquie qui soutiennent la paix et s’opposent à la guerre en Syrie, en Turquie et ailleurs. Voici ci-dessous une déclaration faite par l’Association des Droits de l’Homme et la Fondation des Droits de l’Homme de Turquie, qui est soutenue par le groupe de travail de l’IRG sur la Turquie, sur la présente opération militaire en Syrie du Nord.

Serdar Kuni

Le mois-ci, l’Internationale des Résistants à la Guerre a rejoint un groupe d’organisations internationales pour observer l’audience de Serdar Küni , médecin et vétéran de la défense des Droits de l’Homme à Sirnak, en Turquie. Serdar Kuni a été arrêté en octobre dernier, et a été accusé de ‘fournir un traitement à des militants présumés’, et de ne pas en avoir informé les services de sécurité.

Comme le besoin de solidarité avec la société civile turque augmente, la Bund für Soziale Verteidigung (Fondation pour la Défense Sociale) – une association partenaire de l'IRG en Allemagne - organise une collecte de fonds de l’ordre de 1400 Euros afin d'imprimer en Turc notre Guide pour des Campagnes Non -Violentes.

Cet argent serait envoyé au Centre de Recherche et d'Education sur la Non-Violence à Istanbul , qui distribuerait ensuite gratuitement ce guide durant ses ateliers et ses sessions de formation. Nous vous appelons à aider les militants en Turquie à améliorer leurs capacités d'action non-violente en utilisant ce guide !

Veuillez faire un don en cliquant ici .

Carol Thompson

Le sourire éclatant, le rire contagieux ; tel un rayon de soleil elle attirait les autres à elle, les poussant à débattre et à discuter, à apprendre et à réfléchir. Une détermination sans borne, une passion pour la justice et un dévouement sans faille. Voilà ce qui vient à l’esprit quand on évoque le nom de Kayla Mueller, et non sa capture par l’État islamique, sa torture et sa mort tragique à l’âge de 26 ans.

Nous partageons la déclaration d’objection de conscience de Hilal Demir, initialement publiée dans Women and Conscientious Objection - An Anthology

Traduit par Karine Daudicourt

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Je ne veux pas vivre dans un monde qui est sexiste, hiérarchique, autoritaire, militariste et patriarcal.

 

Je ne veux pas bénéficier de leur système éducatif...

 

Je ne veux pas que des gens meurent à la guerre parce qu’ils ont été trompés.

 

Je ne veux pas avoir à prouver que je suis un être et une personne parfaitement intelligente, uniquement parce que je suis une femme.

 

Je ne veux pas fermer les yeux sur la politique de guerre du pays et ses mensonges.

 

Je ne veux pas que des militaires forment des idiots pour mourir à la guerre.

Communiqué de l’Association des objecteurs de conscience en Turquie (Vicdani Ret Derneği)

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Les coups d’état militaires ont apporté partout où ils ont eu lieu des violations des droits de l’Homme.

Là où l’armée a pris le contrôle par la force, la violence s’est davantage institutionnalisée et les sociétés témoins de ces tentatives de putsch sont plongées dans des spirales de violence. Le processus dans lequel nous vivons depuis la nuit du 15 juillet nous fait expérimenter de nouvelles sortes de brutalités. D’une part des scénarios du coup d’état militaire ont été mis en pratique par un « Conseil de paix intérieure », d’autre part le gouvernement de l’AKP a mis à son ordre du jour ce qu’il nomme « les mouvements démocratiques ».

Placheolder image

Militarisme et patriarcat sont profondément enracinés dans la culture turque. Actuellement, la guerre dans le « sud-est » de la Turquie repose sur la discrimination ethnique contre les Kurdes, même si elle est officiellement décrite comme une « guerre contre le terrorisme ». Toute tentative de contester le militarisme est qualifiée de « trahison ». Les personnes les plus touchées par les conséquences négatives de la violence sont d'abord les femmes, les enfants et les personnes âgées, ainsi que les minorités religieuses, ethniques et politiques. La violence est tellement intégrée dans la société turque que tout point de vue alternatif a été rendu impensable, même parmi celles/ceux qui contestent habituellement la hiérarchie et promeuvent la liberté et l'égalité.

L'influence de la chose militaire est manifeste dans les exemples suivants : Ce n'est qu'après avoir accompli son service militaire qu'un homme est considéré comme un homme « pour de vrai ».

Aussi récemment qu'en 1997, le Conseil de sécurité nationale (incluant les chefs de l'état-major) a refusé que les vainqueurs des élections forment un gouvernement (ce qui a été qualifié de « coup d'État postmoderne »).

Pouvoir économique : OYAK, la société de services financiers de l'armée turque, est l'un des plus puissants investisseurs en Turquie.

Des sondages d'opinion montrent que l'armée est l'institution à laquelle le peuple fait le plus confiance.

L'armée a participé à l'établissement de la république turque par Mustafa Kemal en 1923, suite à l'effondrement de l'Empire ottoman ; les principes kémalistes, qui restent fondamentaux pour l'État, trouvent leur traduction dans le code pénal, le maintien d'une armée puissante et la croyance en « l'indivisibilité de la nation ». Tout cela est à l'origine de comportements répressifs. Peu nombreuses sont les personnes qui voient comme un problème la domination des femmes par les hommes, et la violence physique est amplement acceptée, que ce soit envers les subordonnés, les prisonniers ou à l'intérieur de la famille.

Commencements

Le terme « non-violence » a été utilisé pour la première fois dans les principes de l'Association des résistant/e/s à la guerre d'Izmir (IWRA) en 1992. Au sein de l'association, la non-violence a toujours été un sujet de discussion, notamment les moyens de trouver des voies pratiques pour vivre de façon non-violente dans une culture violente. Nous avons d'abord eu recours à la formation à la non-violence pour nous préparer à des scénarios de visite en prison quand un membre du groupe, Osman Murat Ülke, a été incarcéré pour objection de conscience. Au début, personne de l'extérieur n'a pris contact avec nous pour discuter de la non-violence. À présent, cependant, il y a un plus grand intérêt, même si l'association elle-même a fermé en 2001 suite à la lassitude et à l'épuisement de ses membres.

L'engagement non-violent de l'IWRA contrastait vivement avec l'attitude d'autres groupes progressistes qui ne prenaient pas notre approche au sérieux et tenaient la non-violence pour faible et inefficace. Les personnes principalement impliquées dans notre groupe étaient des militant/e/s antimilitaristes, anarchistes et féministes. Le meilleur accueil réservé à la non-violence est peut-être venu du mouvement lesbien, gay, bi et trans (LGBT), qui se trouvait juste en phase de structuration et qui a adopté des méthodes non-violentes.

Pour les alliances politiques, notre interaction la plus fructueuse a été avec le mouvement des femmes. À nos premiers débuts, nous avons formé un groupe de femmes féministe et antimilitariste qui s'appelait « Féministes antimilitaristes » pour essayer d'atteindre les groupes de femmes. Malgré quelques déceptions initiales, nous avons touché de nombreuses femmes indépendantes et avons commencé à mener des formations avec des organisations de femmes. Cette nouvelle attitude n'était pas sans rapport avec les changements ou la transformation en cours à l'intérieur du mouvement des femmes lui-même, notamment par leur volonté de faire les choses à leur façon plutôt que dans un cadre traditionnel de gauche. La contestation de la violence est devenue une priorité pour les femmes, et la non-violence semblait offrir une réponse. Comme plus de femmes visaient une autonomisation personnelle, notre coopération avec les femmes et avec les groupes de femmes s'est trouvée renforcée.

Le groupe politique le plus proche de nous était le mouvement pour l'objection de conscience, lui-même construit grâce aux efforts de militant/e/s qui œuvraient à la promotion de la non-violence. Même si ce partenariat existe toujours, une tendance individualiste dans ce mouvement – selon nous – rend moins fructueuses les discussions sur la non-violence. Bien que beaucoup d'objecteurs de conscience turcs soient des résistants totaux (autrement dit, ils refusent aussi bien le service militaire que tout service civil de substitution), l'attitude de ce mouvement vis-à-vis de la non-violence est parfois équivoque, en raison notamment du soutien d'objecteurs issus du mouvement kurde et de groupes de gauche.

Initiative des formatrices/-teurs non-violents d'Izmir L'Initiative des formatrices non-violentes d'Izmir (INTI) a d'abord vu le jour comme une composante de l'IWRA qui recevait un soutien d'autres groupes. Notre travail a été aidé et sa qualité améliorée grâce à la coopération de formateurs allemands, notamment lors de stages de formation à Kurve Wustrow en Allemagne, une session internationale de formation pour formatrices/-teurs organisée à Foca en Turquie en avril 1996 et l'accompagnement de deux formateurs allemands qui ont vécu à Izmir de 1998 à 2001.

Quand l'IWRA s'est arrêtée en décembre 2001, l'initiative des formatrices s'est, elle, poursuivie, grâce à l'organisation d'ateliers à Izmir et dans tout endroit du pays où nous sommes invités, y compris à Diyarbakir dans la région en « crise » du sud-est. Aujourd'hui, ce sont cinq formatrices – quatre femmes et un homme – qui y travaillent, essentiellement sur une base de volontariat – seuls les frais de déplacement étant pris en charge, même si de temps à autre nous avons assez d'argent pour rétribuer une coordinatrice/-teur à temps partiel. En juin 2006, nous avons lancé un cours de formation pour formatrices/-teurs avec 20 participant/e/s de tous les coins du pays.

L'objectif de l'INTI est d'établir et de mettre en valeur les structures et les principes non-violents comme une alternative au militarisme, au nationalisme, à la hiérarchie et au patriarcat. Nos activités publiques ont débuté par l'organisation de manifestations et de séminaires sur la non-violence et l'objection de conscience, la publication de brochures (mais la police a confisqué un certain nombre de nos titres à l'imprimerie) et la recherche de coopération internationale. Dans le domaine de la formation, nous avons travaillé avec des militant/e/s de groupes n'ayant pas de représentation parlementaire, pour les droits humains, les droits des femmes, des groupes LGBT et des partis politiques. De plus, le groupe a coopéré avec le Centre pour les droits humains de l'Association des juristes d'Izmir, pour former les juristes et la police sur des questions en rapport avec les droits humains. En général, les sujets traités dans nos formations comprennent la mise en place de structures non hiérarchiques pour un travail de terrain et d'opposition politique, la prise de décision par consensus, une discussion des structures militaristes à l'intérieur de la société (en commençant par la famille) et des alternatives non-violentes. Les comportements individuels et les actions des participant/e/·s constituent toujours le point fondamental et central de nos ateliers. Nous réfléchissons sur des analyses théoriques et des expériences pratiques de non-violence et d'actions non-violentes (en partant de Henry David Thoreau et Mohandas Gandhi pour arriver à des exemples actuels). Nous incluons des réflexions sur des approches anarchistes de la non-violence, sur le Théâtre de l'opprimé d'Augusto Boal et sur les stratégies de non-violence de Gene Sharp.

Notre groupe a la conviction qu'il est possible d'éliminer les inégalités de toute sorte, la discrimination et par conséquent la violence, et de développer des méthodes et actions non-violentes pour le changement politique et social. De ce fait, en partant du principe que « la non-violence n'est pas une aspiration à laquelle viser dans le futur, mais simplement le moyen de parvenir à une telle fin », notre groupe a entrepris de discuter des pratiques de la vie quotidienne qui pourraient paraître « neutres ». Depuis plus de dix ans, notre groupe a appris, pratiqué et enseigné les moyens et les méthodes de la non-violence, comme une attitude face à la vie que nous développons à présent comme un principe même d'existence.

D'abord, nous proposons des formations de « présentation » d'une journée à différentes organisations et à des militant/e/s individuels qui s'interrogent sur la violence. Ensuite, nous proposons des « formations sur un thème » portant sur des points particuliers, à la demande de groupes et suivant leurs besoins ; il y en a déjà eu sur les préjugés, la résolution des conflits, la communication et le sexisme. Enfin, nous travaillons pour proposer une session intensive de « formation pour formatrices/-teurs » d'une durée d'une semaine avec des personnes ayant pris part aux deux premières séances de formation et souhaitant devenir elles-mêmes formatrices ; il s'agit là d'une réponse à une demande toujours plus importante pour un module de ce type. Depuis 2002, nous avons conduit les première et deuxième parties de ces formations avec différents groupes – en travaillant avec des femmes, la communauté LGBT, des groupes engagés pour les droits humains, l'écologie, la paix et l'antimilitarisme à Izmir, Ankara, Antalya, Adana et Diyarbakir.

Les personnes ayant participé à nos deux premières formations et souhaitant devenir formatrices avaient déjà commencé à mettre en question la violence et elles avaient essayé d'intégrer des méthodes non-violentes dans leurs institutions et dans leurs pratiques individuelles. Elles éprouvaient cependant un manque d'information et d'expérience sur « l'action non-violente ». À Diyarbakir, par exemple, nous avons identifié un besoin de formation sur l'élaboration de solutions non-violentes pour des activités fondamentales (comme les meurtres « d'honneur », la violence contre les femmes, etc.). Des participant/e/s devaient acquérir de l'autonomie dans leur travail ainsi qu'une capacité renforcée à utiliser la non-violence pour faire naître de nouvelles solutions à des problèmes courants.

Nous savons bien qu'il est impossible de couvrir l'ensemble des principes de la non-violence en une formation d'une semaine. Une des solutions que nous avons trouvée est de poursuivre le dialogue et de rechercher des possibilités pour de futures réunions de supervision et de retour d'expérience. De plus, durant notre troisième formation, nous prévoyons de former un réseau entre les formatrices/-teurs partout en Turquie après avoir établi les principes opérationnels d'un tel réseau. Cette approche « en réseau » garantira la durabilité de notre dialogue, elle nous permettra de continuer à partager nos connaissances et nos expériences parmi les formateurs à la non-violence et à disséminer de façon collaborative la formation à la non-violence, à un niveau tout à la fois local et national.

Nos objectifs

Nous visons à améliorer et à renforcer la culture de la démocratie et des droits humains en y introduisant le concept de non-violence, à contester la culture de violence (qui, en Turquie, contient une composante militariste et patriarcale) afin de semer les graines d'une culture de non-violence, et à développer la conscience de la discrimination présente dans toutes les conditions de notre existence et que nous combattons. Former des formatrices/-teurs leur permettra de travailler en ce sens en acquérant une expérience pratique et en développant leur capacité à animer leurs propres groupes de formation.

Campagnes non-violentes

Lorsque nous abordons des exemples de campagnes non-violentes en Turquie, nous pouvons dire que ces activités n'ont pas été organisées d'une façon entièrement non-violente. Même si la non-violence en était l'un des principes fondamentaux, certaines organisations ont manqué des qualités requises pour une réelle action non-violente, comme par exemple une préparation adéquate à l'événement par des formations à la non-violence. L'une des plus longues campagnes, de ce point de vue, a été le « Festival du militourisme ». Cette action, menée chaque année le 15 mai (journée internationale de l'objection de conscience), consistait en la visite de symboles militaristes de premier plan dans plusieurs villes, l'organisation d'événements alternatifs et des déclarations publiques d'objection de conscience. Une autre action a été la campagne « Regardons-la en face », visant à reconnaître clairement la guerre en cours en Turquie. Elle s'est étendue sur une année entière, avec des actions phare tous les trois mois. L'objectif que personne ne puisse ignorer cette guerre était atteint par le recours à des techniques non-violentes comme le théâtre de rue. Une autre action non-violente était la « Journée du riz » qui se déroulait à Ankara, centre de l'administration officielle, et en particulier devant une caserne militaire. Nous nous rassemblions là pour dire : « Nous existons, nous sommes là ». En tant qu'antimilitaristes subvertissant les rôles sociaux dans nos activités, nous utilisions le symbole de la Journée du riz pour renforcer la solidarité du groupe et en finir avec notre invisibilité. En dehors de ces activités principales, de plus petites actions et organisations étaient mobilisées à des fins d'intervention politique à court terme.

Épilogue

Bien que nous ayons souvent été marginalisés au long de la brève histoire de la non-violence en Turquie et que nous n'ayons pas été aussi efficaces que nous aurions souhaité l'être, nous acquérons une meilleure visibilité grâce à des alliances forgées avec les mouvements de femmes et LGBT. Le fait que la question de l'objection de conscience commence maintenant à faire l'objet de débats sur la place publique y contribue aussi. Cette tendance se voit confirmée par la demande croissante de différents groupes politiques pour que les méthodes non-violentes et la formation à la non-violence figurent à leur agenda.

Chers Ami/e/s,

Mon nom est Hülya Üçpınar, je suis une avocate des droits de
l'Homme en Turquie. Je vous écrit, à peine de retour d'une formation à l'échange nonviolent donnée par l'Internationale des résistant/e/s à la guerre. Un événement qui me rappelle les différentes contributions de l'IRG aux mouvements pour la paix et à l'antimilitarisme. L'IRG est essentiellement un réseau. Nous constituons un collectif de groupes aux opinions semblables, chacun luttant dans son pays contre le militarisme et les profiteurs de guerre. Avec l'aide de deux permanents, les membres de l'IRG s'apportent les uns aux autres une solidarité vitale et de précieux encouragements.

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