Rapport du Bureau exécutif de l’IRG et de l’équipe des permanents, Octobre 2017 – avril 2018

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A group of people standing up in various position and holding up a thread that links them all
Photo: CAAT

Rédigé en commun par le BE et les salariés de l’Internationale des résistant/e/s à la guerre

Il y a à peine sept mois qui se sont écoulés depuis la réunion du Conseil d’administration à Londres. C’est pourquoi ce rapport est d’un format plus modeste que d’habitude. Quelques points forts dans cette période ont été la réunion sur l’Érythrée à Bruxelles, la semaine d’actions contre la militarisation de la jeunesse (CMJ), la Journée des prisonniers pour la paix et, plus récemment, la formation sur le genre et pour Contrer la militarisation de la jeunesse qui se sont tenues à Londres.

1. IRG interne

1.1 Conseil 2017

People standing in a row holding the WRI banner

Le conseil international a eu lieu à Londres, les 11 et 12 septembre 2017. Les dates avaient été choisies pour coïncider avec les actions contre le salon de l’armement DSEI, auquel plusieurs membres du conseil ont participé. L’IRG a aussi organisé un séminaire intitulé « La guerre s’arrête ici. Éducation publique sur le commerce des armes » pour les participant/e/s aux actions contre DSEI, en plein air, tout près des portes du salon. Le conseil a débattu parmi d’autres choses, des différents programmes de l’IRG, des finances, des propositions de modifications des statuts de l’IRG et d’événements futurs, en particulier de notre assemblée générale internationale en 2019 et des 100 ans de l’IRG en 2021. Le compte-rendu de la réunion du conseil a été diffusé.

Exécutif

Le bureau exécutif, composé de Jungmin Choi, Cattis Laska, Hulya Uçpinar, Sergeiy Sandler (Trésorier) et Christine Schweitzer (Présidente), continue de se réunir chaque mois par skype, et a tenu une réunion physique à Londres, du 26 au 28 janvier 2018. De plus, tous les membres de l’exécutif participent à un ou plusieurs groupes de travail de l’IRG – ces derniers mois, à la préparation du conseil électronique, à l’événement en Colombie prévu en 2019 et au problème du changement de statut qui a probablement été le plus chronophage dans les tâches de l’exécutif.

1.3 Groupes de travail

Il n’y a pas eu de modifications pour les groupes de travail :

  • Le groupe de travail des Femmes existe toujours formellement, mais n’a pas tenu de réunion l’an passé.
  • Le groupe de travail des Queers a, au cours des dernières années, fonctionné plus comme un réseau et c’est pourquoi il s’est lui-même renommé Réseau Queer de l’IRG, estimant que cela le représentait mieux. Il n’existe donc plus en tant que groupe de travail.

1.4 Bureau de Londres

Équipe des salariés

Andrew Metheven et Hannah Brock travaillent chacun quatre jours par semaine, alors que Semih Sapmaz a un contrat en freelance. Ils se réunissent régulièrement et partagent leurs notes de coordination avec l’exécutif, de plus, tous les six mois, ils consacrent une demi-journée d’absence à prévoir et planifier les mois futurs.

Andrew anime le programme sur la Nonviolence, et Hannah celui sur le droit au refus de tuer. Semih travaille à la fois sur le programme pour contrer la militarisation de la jeunesse et sur celui du droit au refus de tuer.

Il va y avoir des changements cette année au bureau de Londres. Fin mai 2018, Hannah va quitter l’IRG. Au moment où nous rédigeons ce rapport, il n’est pas clair de savoir si nous pourrons diviser la subvention qui finance le programme du droit au refus de tuer afin de pouvoir payer deux salariés. L’Exécutif souhaiterait partager la somme entre Semih et une nouvelle personne qui serait embauchée en Colombie, mais il n’est pas sûr que cela nous soit possible.

Cet été, Andrew et sa famille déménageront et retourneront à Bradford (au Nord de l’Angleterre), et de là-bas il travaillera en partie chez lui et en partie au bureau de Londres.

L’équipe de salariés et l’Exécutif sont déjà en train de penser aux moyens d’assurer la continuité du travail ensemble et sur plusieurs sites, incluant de nouvelles structures de réunions par Internet et confortant le nouveau travailleur espéré afin qu’il puisse participer aux réunions physiques de l’Exécutif.

Bénévoles et stagiaires

Three people sitting on the floor speaking to a group (unseen)
Susan pose une question à Marcela à War Stops Here, septembre 2017. Photo: CAAT

En 2017, nous avons été très heureux de recevoir Marcela Paz, du Chili, comme stagiaire pour Le droit au refus de tuer. Marcela a passé trois mois au bureau de Londres, travaillant sur des rapports d’Amérique latine pour la base de données du CONCODOC. Elle a soutenu la semaine d’actions pour contrer la militarisation de la jeunesse, a participé au Conseil d’administration et pris la parole au séminaire « La guerre commence ici ». Elle a assuré la liaison entre l’IRG et RAMALC, et a commencé à réfléchir pour la rencontre 2019 en Colombie. Merci Marcela !

Martyn Lowe, qui est un bénévole chevronné depuis plusieurs années, continue de visiter nos bureaux en novembre pour trois ou quatre jours ; il nous aide sur le rapport annuel, l’appel annuel pour collecter des fonds, et nous somme toujours très heureux de son appui décisif !

L’IRG est soutenue par un large réseau de traducteurs – certains sont membres du Conseil ou de l’Exécutif – d’autres sont devenus bénévoles par notre site Internet :

Carlos Barranco, Nayua Abdelkefi, Igor Seke, Matias Mulet, Laura Perez Poza, Oscar Huenchunao, Pedro Ballesteros, Clara Delgado, Eva Aneiros, Cristian González, Mabel Pedemonte, Mayra Cavilla, Yolanda Alvarez, César Pérez, Gabriela Garcia Calderon Orbe, Martin Vallarino Arrospide, Carolina Olivero, Lydia Saiz, Mariana Avalaos, Manuel Torres, Paul Rankin, Ruby Starheart, Grace Brown, Anjali Mukhi Navalrai, Kevin Siegel, Inge Dreger, Gerd Buentzly, Christine Schweitzer, Rainer Sonntag, Caroline Wedler, Richard Meakin, Diana Vega, Laura Guthrie, Benjamin Lacey, David Scheuing, René Burget, Tikiri, Bastien Zara, Eve Tignol, Nolwenn Gaudin, Yoann Re, John Bogard, Lydia Castiello, Romain Ducroux, Maude Boudreault, Lewis Sinkala, Eleonora Romagna, D. Phillips, Asunción Serrano, Laura Poza, Laura Sanquer, Daniel Montes Esteban, Sofia Maestro Sanz, Joel Dergal, Matilde Gómez Sánchez, Yamina Bouali, Nina Krotov, Hortense Maignien, Felix Lonji, Safaa Issaad, and Elizabeth Cortes.

Tout comme cette liste de bénévoles, plusieurs personnes nous aident grâce au site de la Fondation Rosetta : trommons.org, qui met en relation des traducteurs désintéressés avec des associations sans but lucratif pour une ou plusieurs tâches. Merci à toutes et tous ! En raison d’un changement de structure – qui va exiger que l’IRG paye pour accéder à cette source de bénévoles – nous ne nous attendons pas à pouvoir continuer à l’avenir d’utiliser Trommons.

Enfin, merci à nos correcteurs bénévoles, Emma Green, Spencer P. Malloy, Andrew Jackson and Lyn Setchell !

2. Programmes de l’IRG

2.1 Contrer la militarisation de la jeunesse (CMJ)

Activités du programme

Street action in front of the Military Recruitment Office in Athens, group of people standing with banners outside
Action de rue au bureau de recrutement militaire d'Athènes

La semaine internationale d’actions contre la militarisation de la jeunesse s’est tenue pour la quatrième fois du 20 au 26 novembre 2017. Pendant cette semaine, les militant/e/s de plusieurs pays ont organisé des actions et événements pour protester contre la militarisation de la jeunesse et pour ouvrir des chemins afin d’engager les jeunes vers la paix et la nonviolence. Cette semaine est animée depuis 2014 [https://www.wri-irg.org/en/MilitaryFreeWeekReport], à la suite de la Journée internationale d’actions qui s’était tenue en 2013.

Au cours de ces quatre années passées, de nombreux militants ont participé à ces semaines, en organisant leurs propres manifestations, telles que des protestations devant les centres de recrutement militaire, les salons de l’emploi où se trouvent des stands de l’armée et les salons de l’armement. Ont été organisés des prises de paroles, débats, ateliers, fabrication de banderoles, projections de films ; certains ont tenus des stands d’information devant les écoles avec des distributions de tracts informant le public sur la militarisation des enfants et comment y résister ; d’autres ont lancé des actions en envoyant des messages sur les médias sociaux ; et même, ont été publiés des rapports ou des articles dans plusieurs pays afin de contrer la militarisation des jeunes.

 

A demonstration in Tel Aviv by the Mesarvot network - a solidarity network supporting political conscientious objectors in Israe
Manifestation à Tel Aviv
    1.  

En effet, pendant la IVe semaine internationale CMJ, il y a eu plusieurs actions, événements et publications remarquables. Par exemple :

  • une manifestation à Tel-Aviv par le réseau Mesarvot – un collectif de solidarité avec les objecteurs de conscience politiques en Israël – en soutien au jeune insoumis, Matan Hellmann ;
  • des actions de rues devant le centre de recrutement de l’armée à Helsinki par AKL, l’Union des objecteurs de conscience (section finlandaise de l’IRG).
  • également à Athènes, une action directe contre le bureau de recrutement, organisée par World Without Wars and Violence (« Monde sans guerres et violence »), par l’association des objecteurs, par le Service Civil International Hellas, et par le collectif féministe Les Violets (« the Purple »).
  • une manifestation de pancartes avec projection de film par NESEHNUTI à Brno, République tchèque, et la publication d’un article sur antimili-youth.net.
  • Une projection-débat s’est même tenue en Russie par le Mouvement des objecteurs de conscience (http://stoparmy.tilda.ws/).
  • une exposition de photos à Séoul, Corée du Sud, par le Projet d’éducation à la paix MOMO.
  • actions de rues par la Brigade activiste pour la paix des Grand’mères, qui aux États-Unis voyagent dans les lycées à travers New York City et informent les étudiants et parents sur les alternatives au service militaire.
  • une série d’articles pendant la semaine CMJ aux États-Unis, publiée par le Réseau national des opposants à la militarisation de la jeunesse. Tous sont à lire sur : antimili-youth.net.

Cette année, la semaine d’actions se tiendra du 12 au18 Novembre 2018. Sa planification est en cours avec l’aide d’un groupe international de militant/e/s de différents pays. Si vous souhaitez y participer ou recevoir plus d’informations, contactez-nous via cmoy@wri-irg.org, suivez-nous à antimili-youth.net et sur les médias sociaux.

Genre et contrer la militarisation de la jeunesse

Grâce au soutien du Réseau pour un changement social, nous avons commencé un nouveau projet l’an dernier : Genre et contrer la militarisation de la jeunesse (CMJ). Il inclut des entraînements avec des militant/e/s de divers pays qui se concentrent sur le rôle de la politique des genres pour le développement plus efficace des campagnes CMJ et sur une publication électronique qui explore et traite plus en profondeur des problèmes connexes.

Group of people sitting around a table, one person holding a piece of flip chart paper and speaking about what's on the paper
Rassembler sur la militarisation de la jeunesse en Europe, tenue à Londres du 2 au 4 février 2018

Notre premier rassemblement, qui portait sur la militarisation de la jeunesse en Europe, s’est tenu à Londres du 2 au 4 février 2018. Soutenu par un réseau de facilitateurs « contournant la marée », la réunion accueillit des militant/e/s d’AKL (Union des objecteurs de conscience) et de l’Appel des Cent de Finlande, de Nesehnuti (République tchèque), DFG-VK et BSV d’Allemagne, Movimento Nonviolento d’Italie, Centre Delàs de Catalogne, du Peace Pledge Union et de ForcesWatch du Royaume-Uni. Pendant l’entraînement, les militants ont participé à diverses activités explorant comment est faite aux jeunes la propagande sur les valeurs militaires, de quelles façons cette militarisation est genrée et comment nous pouvons planifier des stratégies efficaces contrant ces forces.

En ce moment, nous travaillons pour les préparations de notre seconde formation, qui est prévue à Nicosie (Chypre), du 26 au 28 Mai 2018. Au cours de cette seconde réunion, nous espérons accueillir des militants de Chypre, Grèce, Turquie, Russie, Israël et Palestine, voire plus. Notre événement financé par « A.J. Muste Social Justice Fund », est soutenu par le Centre Nonviolence d’Istanbul (Turquie), par « Turning the Tide » (« à contre courant » de Londres, Royaume-Uni), et par des militant/e/s à Nicosie.

Événements

A group of people sitting around on chairs in Housmans bookshop. One of them is talking
Évènement à Housmans Bookshop

Comme suite à notre formation de Londres en février, nous avons accueilli un forum public sur Contrer la militarisation de la jeunesse dans divers pays. Il s’est tenu à la librairie Housmans de Londres, le 5 février, avec la participation de militant/e/s tchèques, finlandais, turcs et britanniques. Pour en savoir plus sur notre événement, voir ici : https://www.wri-irg.org/en/story/2018/activists-countering-youth-militarisation-gather-london et sur Peace News ici (https://peacenews.info/node/8927/no-more-youth-militarisation).

Site Internet et médias sociaux

Le contenu du site antimili-youth.net , est celui du programme CMJ ; il a été amélioré avec l’incorporation de nouveaux témoignages venus du monde entier – assemblés par morceaux, et des interviews avec des militant/e/s de divers pays. Il est actualisé et inclut du matériel visuel, par exemple des vidéos et des galeries. Ce site existe en trois langues : anglais, allemand et espagnol. Bien que au regard de problèmes de capacité et des aspects pratiques, il y a plus de contenu disponible en anglais.

Le site fonctionne comme un centre de ressource en ligne pour les militant/e/s, les membres et en général pour le public intéressé à contrer la militarisation de la jeunesse. Avec antimili-youth.net , notre but est d’aider les visiteurs à agir sur les problèmes autour de la militarisation de la jeunesse dans le monde et à partager idées et tactiques.

Le Programme CMJ dispose de sa propre page Facebook, avec des liens vers antimili-youth.net et d’autres sources traitant de ce sujet et de la résistance. Nous avons aussi un groupe Facebook “War is not a Game ” [la guerre n’est pas un jeu], où les militants sont invités à partager du contenu avec leurs travaux et mises à jour sur leurs pays. Vous pouvez suivre notre page ici [ here], et devenir un membre de notre groupe here .

 

Comité du programme CMJ

Il est composé de : Cattis Laska (Ofog, Suède), Dola Nicholas Oluoch (Chemchemi, Kenya), Michael Schulze von Glaßer (DFG-VK, Allemagne), Sahar Vardi (American Friends Service Committee, Israël), Hannah Brock (salariée du programme Le droit au refus de tuer au bureau de Londres) et Semih Sapmaz (Contrer la militarisation de la jeunesse, Londres).

Financement

Depuis septembre 2017, nous recevons une subvention de l’institut A.J. Muste Memorial, fondation pour la justice sociale, qui doit être utilisée pour notre second rassemblement comme une partie du financement du projet « Genre » et de celui CMJ. Cela s’ajoute aux fonds généraux de l’IRG, qui soutiennent le programme durant cette année. CMJ continue à chercher des fonds pour ses projets 2018 et 2019.

Évaluation

Réussites :

  • La IVe Semaine internationale d’action a pris sa place avec la participation de divers groupes et individus de plusieurs pays.
  • Notre premier rassemblement à Londres, en partie consacré à notre projet Genre et CMJ a été un succès. Nous avons été heureux de recevoir des retours positifs à la suite de notre premier entraînement, ce qui nous motive pour en préparer un second.
  • Le contenu du site antimili-youth.net a été encore amélioré avec des récits et contributions de militant/e/s membres ou non de notre réseau.
  • Collecte de fonds : nous avons été heureux de recevoir le soutien de l’institut A.J. Muste Memorial pour notre projet Genre et CMJ.

Défis :

  • Malgré les succès de la collecte de fonds en 2017, cela reste toujours un défi pour le programme CMJ, dont la situation financière n’est pas encore totalement viable. Nous allons continuer notre travail cette année afin de rechercher des fonds destinés à ce programme.

2.2 Programme Nonviolence

Depuis le rapport de l’an dernier, nous avons surtout construit et développé sur les projets qui nous ont occupés pendant les années passées : publications, site Internet, programme de travail « profiteurs de guerre ». Andrew Metheven continue de l’animer.

Ressources Nonviolence

Site Autonomiser la Nonviolence : en 2017, nous avons terminé le travail technique sur ce nouveau microsite. Il héberge tout notre matériel sur les campagnes nonviolentes, dans plusieurs langues. Nous avons l’intention de continuer d’y diffuser de nouvelles données et ont été progressivement mis en service des contenus inédits en utilisant des vidéos, photographies d’actions, en se servant des médias sociaux et d’actions avec des techniques créatives de théâtre afin d’améliorer cette campagne.

« Nouveaux mondes dans des vieilles coquilles » : le travail sur cette prochaine publication se poursuit. Il a été un peu retardé, car nous avons transpiré pour la couverture de ce livre, afin d’être sûrs qu’elle soit composée en zones suffisamment claires et profondes. Cet ouvrage explore des exemples actuels et historiques de projets de “programme constructif”, offre des idées et des approches pour la façon de démarrer et développer ce type d’actions. Désormais, la plupart du travail sur les études de cas a été complétée, tout comme la partie théorique. Nous espérons le publier avant la fin 2018.

Traductions du Manuel sur les campagnes nonviolentes : Notre principale ressource – ce Manuel – continue d’être traduit dans diverses langues. Cette année, Andrew a travaillé en relations étroites avec nos amis en Turquie, pour une édition en turc. Au moment de la rédaction du présent rapport, la traduction est finalisée ainsi que la maquette, et nous cherchons comment imprimer et distribuer ce livre.

La traduction en portugais reste en cours. Quand elle sera terminée, nous la publierons sur le site Empowering Nonviolence [autonomiser la nonviolence], et nous recherchons des moyens pour la maquette, l’impression et la distribution.

Profiteurs de guerre

Le programme sur la Nonviolence porte un intérêt particulier au travail pour contrer le commerce des armes et les autres formes d’actions des profiteurs de guerre. Cette année, nous nous sommes investis dans divers projets, tout en continuant à sortir régulièrement notre Lettre de nouvelles sur les profiteurs de guerre.

Nouvelles des profiteurs de guerre est un magazine électronique, couvrant les ventes d’armes. Depuis septembre 2017, nous avons pu publier ce bulletin chaque mois, grâce aux contributions financières de deux fondations du Royaume-Uni. Cela a aidé ce magazine à atteindre une audience plus large, tout en se sentant plus opportun et pertinent.

La guerre s’arrête ici

L’événement principal accompagnant la réunion de notre conseil d’administration 2017 a été toute une journée de séminaire en plein air devant les portes du salon de l’armement DSEI. Environ 100 personnes ont participé aux divers moments de cette journée, aux débats et aux présentations animées par de nombreux membres du CA de l’IRG ainsi que par des membres d’associations « alliés » au Royaume-Uni. Bien que le temps n’ait pas été très ensoleillé, c’était important de rester devant l’entrée de DSEI. D’autant plus que cela s’enchaînait avec une semaine d’actions directes de la coalition pour l’arrêt des salons de l’armement, avec de très nombreux camions bloqués par des milliers de manifestants.

Qui profite de DSEI (et d’Eurosatory) ?

Pour accompagner notre séminaire « La guerre s’arrête ici » et d’autres actions simultanées contre DSEI, l’IRG publia une brève introduction au commerce des armes. Nous avons fiché 12 compagnies qui ont déjà été présentes à DSEI. Nous en avons tiré 100 exemplaires pour le séminaire et notre membre associé « Campagne contre le commerce des armes » en a imprimé 500, tout a été distribué lors de la semaine d’actions. L’ensemble est disponible en .pdf sur notre site.

Depuis, nous avons aussi été contacté par des groupes de base investis dans la campagne pour fermer Eurosatory, salon de l’armement biennal qui se tient à Paris en juin 2018. Nous avons adapté « Qui profite à DSEI ? » avec des sociétés qui exposent à Eurosatory, dont plus de compagnies françaises. Ce tract sera imprimé et distribué par le réseau « Arrêtons d’alimenter la guerre ! ».

Comité du programme nonviolent

Ce comité s’est réuni une fois par mois, environ une heure par Internet (Skype). Ses membres habituels sont : Andrew Metheven, Joanne Sheehan, Dorie Wilsnack, Eric Bachman, Stellan Vinthagen, Jungmin Choi, and Hulya Ucpinar. Ce comité a été créé il y a quelques années à partir d’un appel au sein du réseau IRG ; il fournit soutien et conseils aux permanents ; il a particulièrement centré son travail sur le livre « Nouveaux mondes dans de vieilles coquilles », pour lequel il fonctionne comme un groupe éditorial.

Financements

Comme les autres années, le programme continue à être sous-financé. L’un des principaux défis dans la collecte de fonds est d’équilibrer et de maintenir à flot les projets (tels le Manuel des campagnes nonviolentes et Les nouvelles des profiteurs de guerre), de les rendre attractifs aux donateurs, c’est pourquoi nous avons été heureux cette année de trouver les fonds pour soutenir Les nouvelles des profiteurs de guerre.

Nous avons un certain nombre de promesses de dons à appliquer en 2018 pour les projets jusqu’à la fin de l’année.

Évaluation

  • Les nouvelles des profiteurs de guerre ont été renforcées par leur parution mensuelle, avec davantage d’articles publiés traitant de sujets plus diversifiés.
  • Le travail « Qui profite à DSEI » et son adaptation pour Eurosatory est un bon exemple à l’IRG de réutilisation et d’autonomisation de groupes de base dans les réseaux antimilitaristes.
  • Utiliser les ressources Internet est plus économique que d’imprimer des livres, nous permet de travailler sur des projets sur une plus longue période et de les actualiser dès que nous le pouvons.
  • Le programme fonctionne sur un large éventail de domaines différents avec des ressources limitées. Parfois cela peut amoindrir la capacité à réagir du personnel.

2.3 Programme le Droit au refus de tuer

Nous avons continué à travailler en soutien aux objecteurs de conscience (OC), aux mouvements d’OC – particulièrement ceux en butte à la répression – et aux groupes résistants à la conscription.

Érythrée

Five speakers sitting on a platform at the Eritrea event
Premier jour de la réunion sur l'Erythrée. Photo: Connexion e.V.

Poursuivant notre travail avec la diaspora érythréenne, nous travaillons avec un groupe d’organisations à travers l’Europe qui soutiennent les érythréen/e/s fuyant la conscription illimitée (ce que l’association « Stop à l’esclavage en Érythrée » appelle un vrai esclavage). Les 19 et 20 octobre 2017 nous avons co-organisé un rassemblement à Bruxelles. Ce travail était une réponse aux pressions grandissantes dans la perception de la crise migratoire sur les demandeurs d’asile érythréens.

Le premier jour a été consacré à un plaidoyer, rassemblant les représentants de divers gouvernements européens, développant des recommandations aux institutions européennes et internationales et donnant un espace de parole pour les OC érythréens. Communiqué de presse à lire ici : here (https://www.wri-irg.org/en/story/2017/un-special-rapporteur-emphasises-gravity-human-rights-violations-eritrea).

Le deuxième jour a été centré sur la stratégie des campagnes internes, réunissant divers soutiens européens et des groupes de défense légale. Nous avons partagé des méthodes et coordonné des campagnes communes pour mettre la pression sur les gouvernements européens afin qu’ils offrent une protection à celles et ceux qui fuient ce que le Rapporteur Spécial sur l’Érythrée, Sheila Keetharuth, qualifie de “militarisation excessive". Un des résultats de cette rencontre a été la création d’un nouveau site Internet : eritreahub.org/

Corée du Sud

Nous avons tenu un séminaire par Internet sur « l’éducation à la paix et l’objection de conscience en Corée du Sud » (voir https://www.wri-irg.org/en/story/2017/educating-peace-and-conscientious-objection-south-korea). L’enregistrement est visible ici : here (https://vimeo.com/223155830).

Nous sommes toujours dans l’attente du résultat de l’examen par la Cour constitutionnelle du cas des OC. Des nouvelles suggèrent que l’avis serait rendu au plus vite, probablement au mois d’août 2018. L’IRG, Amnesty International, la Commission internationale des juristes, la Mouvement international de la Réconciliation et le Bureau des Quakers à l’ONU, avaient produit une troisième partie d’interventions auprès de la Cour en 2014.

Journée internationale de l’objection de conscience, elle sera centrée cette année sur les OC coréens en prison, demandant leur libération et l’octroi de leurs droits aux OC, car la Corée du Sud emprisonne à elle seule plus d’OC que tout le reste des pays du monde. Voir l’événement de la section locale IRG ci-dessous !

Thaïlande

À la suite de notre visite de 2017 en Thaïlande (rapport de voyage sur notre site : on our website: https://www.wri-irg.org/en/military-and-monarchy) nous avons travaillé avec de nombreux militant/e/s locaux, dont un OC qui s’est récemment déclaré Apinan Issarakura Na Ayutthaya, ainsi qu’avec Netiwit Chotiphatphaisal, un autre OC accusé de sédition (Révolte concertée contre l'autorité établie) pour ses protestations auprès de la junte militaire. Son inculpation a été abandonnée.

Contester des gouvernements

Nous avons aussi consacré du temps en soutien aux OC individuels. Nous avons récemment envoyé une lettre au comité des ministres et au Conseil de l’Europe pour le cas d’Osman Murat Ülke, qui, il y a quelques mois a été convoqué au poste de police de sa ville, vingt ans après sa première incarcération. Les nouvelles et notre requête se trouvent sur notre site.

Nous avons aussi soutenu Ruslan Kotsaba, OC Ukrainien (en collaboration avec Connection e.V. le fameux groupe allemand de soutien aux OC), voir : https://www.wri-irg.org/en/programmes/rrtk/co-action-alert/2018/ukraine-ruslan-kotsabas-next-hearing

Publications

CO-Update une lettre de nouvelle sur les OC (https://www.wri-irg.org/en/publications/co-update?language) est publiée tous les deux ou trois mois. Elle reste la seule lettre d’informations internationales sur les OC sur les résistant/e/s au recrutement par les militaires (ce qui inclut les motivations religieuses, politiques ou autres). L’un des récents points forts de cette Lettre a été un article écrit par Hannah Brock sur les tendances de la conscription. Il se trouve ici : wri-irg.org/en/story/2018/return-conscription

Le système CO-Alert (alerte sur les OC) a été actif cette année, utilisé spécialement pour de nombreux objecteurs et objectrices d’Israël emprisonnés à répétition repeatedly imprisoned, Netiwit Chotiphatphaisal, Ruslan Kotsaba et Osman Murat Ülke, y ont aussi été mentionnés. voir https://www.wri-irg.org/en/programmes/co_alerts

Il est très facile de souscrire pour recevoir ces mises à jour et alertes, et cela aide directement les OC en danger. Merci de vous inscrire ici here si vous en avez la possibilité.

Cette année a aussi vu la publication en espagnol de notre guide « Objection de conscience : un compagnon pratique pour les mouvements » Conscientious Objection: A Practical Companion for Movements – sur Internet et sur papier. Les traductions ont été faites par des bénévoles et la révision finale a été prise en charge par Matias Mulet Truyols – un grand merci à lui ! Voir https://www.wri-irg.org/en/story/2016/conscientious-objection-practical-companion-movements-now-available-online

World Without War (http://www.withoutwar.org/?ckattempt=1 ) la version coréenne a aussi été terminée et elle sera bientôt en vente.

CONCODOC: ce fond de documentation sur la conscription et l’objection de conscience est tenue par des bénévoles et par des stagiaires du Droit au refus de tuer (RRTK) – dont : Victoria Giraldo, Rebecca Hummler et Marcela Pazto – pour mettre à jour le CONCODOC, sur une base de roulements entre les personnes. Les rapports à jour portent sur : Bolivia, Chile, Cuba, Colombia, Germany, Portugal et Venezuela. (Tous les pays peuvent se trouver ici : https://www.wri-irg.org/es/programmes/world_survey )

Si vous souhaitez contribuer aux renseignements sur votre pays (ou sur l’un des pays que vous connaissez bien) – ce serait génial ! Merci de prendre contact avec nous : info@wri-irg.org .

Événements

Journée internationale des objecteurs de conscience : le 15 mai 2018 sera centré sur la situation en Corée du Sud, we will focus on the situation in South Korea La République de Corée est le pays qui emprisonne plus d’OC que tout le reste du monde réuni. Actuellement il n’y a pas de forme civile de service, donc si vous ne voulez pas aller à l’armée, vous êtes jetés en prison. Mais le nouveau président a promis de changer cela dans son programme électoral et la Commission nationale pour les droits humains a voté plusieurs recommandations pour que le gouvernement institue un système de service alternatif aux obligations militaires. Voir : https://www.wri-irg.org/en/event/2018-05/international-conscientious-ob… .

 

Nous demanderons aux gens de tenir des stands à proximité des ambassades de Corée du Sud ou au centre de leur ville, et d’envoyer des cartes postales afin de protester contre l’emprisonnement continu des OC. Voir : tiny.cc/COday2018 Il y aura aussi des possibilités pour nous joindre par notre site Internet et les médias sociaux – avec téléchargement de la carte postale et envoi en courriel – pour le cas où vous ne seriez pas dans une région où un événement se déroulerait.

 

Journée des prisonniers pour la paix : depuis 60 ans, le 1er décembre l’IRG vous invite à écrire des messages chaleureux à celles et ceux qui sont en prison à cause de leurs idée pacifistes. Des listes de noms sont préparées avec leur histoire. L’IRG tient une liste permanente des prisonniers pour la paix, qui est spécialement actualisée chaque 1er décembre. Chaque année, nous envoyons une version papier de cette liste avec notre appel de fonds de novembre. Nous partageons ces informations sur les médias sociaux et essayons de faciliter le contact avec le prisonnier pour la paix. Plusieurs d’entre eux se trouvent sur cette liste depuis plusieurs années, notamment les OC érythréen (certains détenus depuis 1994).

 

Comité du programme sur le Droit au refus de tuer (DRT)

 

Ce Comité a des contacts réguliers.

 

Il est actuellement composé de : Rachel Brett (Bureau Quaker de l’ONU à Genève), Igor Seke (de Serbie, vivant désormais à Mexico), Sergeiy Sandler (New Profile, Israël, facilitant le Comité), Hannah Brock et Semih Sapmaz permanents travaillant sur le programme DRT.

 

Les conférences ont lieu en principe toutes les six semaines par Internet et en personnes une fois par an.

 

Les sections et membres associés de l’IRG travaillant sur les problèmes d’OC ont aussi rejoint les appels du Comité DRT et les actualisent en fonction de la situation dans leurs pays. Ces derniers mois, cela inclut des gens de Corée du Sud, Turquie et Finlande.

 

Financements

 

Après avoir sollicité le Joseph Rowntree Charitable Trust, nous avons reçu une subvention jusqu’en avril 2020. Nous recherchons des fonds pour des projets spécifiques afin de compléter cette subvention.

 

Évaluation

 

Réussites

 

Il y a eu, cette année, plus de visiteurs sur notre site CO-Alerts, probablement en raison d’un usage plus facile du site et d’une plus large couverture dans les médias sociaux intéressés.

 

Nous travaillons en étroite relation avec les associations membres de l’IRG, afin de répondre à leurs besoins, par exemple avec World Without War (Corée du Sud) avec qui nous préparons la journée 2018 des OC.

 

Notre travail de mise à jour des rapports « World Survey » (CONCODOC) veillera à ce que nous continuions à être efficaces dans notre objectif de fournir des informations aux militants pour faciliter leur campagne.

 

Défis

 

CONCODOC a été publié pour la première fois en 1998 et certains rapports n’ont pas été actualisés depuis (bien que ce ne soit pas le cas de la plupart). D’une part, c’est une ressource importante qui a été utilisée par beaucoup de gens depuis sa création. D’autre part, le garder pleinement à jour requiert beaucoup de temps.

 

Équilibrer le travail de ce programme avec les tâches globales de l’IRG est une gageure, particulièrement à l’approche des événements IRG, telles les Assemblées internationales.

 

3. L’IRG dans les régions

 

People standing in rows waving at the camera
Réunion des membres du RAMALC au Paraguay, novembre 2017

 

3.1 Réseau antimilitariste Amérique latine Caraïbes (RAMALC)

 

Merci d’aller voir le magazine Rompiendo Filas [Rompons les rangs], le site http://www.ramalc.org et l’incorporation de nouveaux membres dans le réseau.

 

Le rapport sera fait pendant le Conseil.

 

3.2 Réseau PANPEN (Pan African Nonviolent and Peacebuidling)

 

Le rapport sera fait pendant le Conseil.

 

3.3 L’IRG en Asie de l’Est, du Sud et du Sud Est

 

Voir le rapport du Droit au refus de tuer (2.3) pour les activités en Asie.

 

3.4 L’IRG en Océanie et Australie

 

L’IRG a une association affiliée en Australie, et des membres individuels en Papouasie Occidentale. Avec l’initiative sur les profiteurs de guerre nous avons eu aussi des contacts avec deux groupes en Australie et Nouvelle Zélande. Tous deux résistent aux événements du commerce des armes dans leurs villes locales, et sont en vedette sur divers points dans Les nouvelles des profiteurs de guerre.

 

3.5 Réseau antimilitariste européen (RAE)

 

Le réseau antimilitariste européen (RAE) rassemble une large gamme de groupes à travers l’Europe, spécialisés sur la résistance à l’armée et sur les actions directes nonviolentes. Il facilite les communications à la fois entre les groupes du réseau et celles du réseau avec toutes les personnes ou associations investies dans les luttes antimilitaristes. Il utilise et développe le concept « la guerre commence ici » War Starts Here (également employé par des groupes extérieurs au réseau).

 

3.6 L’IRG en Amérique du Nord

 

  1. Le rapport des affiliés à l’IRG en Amérique du Nord (dont la WRL, Ligue des résistant/e/s à la guerre) suivra pendant le conseil.

 

4. Projet Turquie

 

Map of Turkey with a broken rifle logo on top of it

 

Depuis le début 2016, existe un groupe de travail sur la Turquie, qui a démarré avec l’appel « Stopper le cycle de la violence ». Les membres de ce groupe viennent de l’IRG : Séville, Istanbul et Londres, du Mouvement de la réconciliation d’Autriche, de Connection e.V. (Allemagne) et de la Fédération pour la défense sociale (Allemagne). Un plan a été développé en 2017 pour organiser une formation des militant/e/s du Sud Est de la Turquie, mais il a du malheureusement être abandonné. Pour deux raisons : la détérioration constante de la situation pour la sécurité et l’absence de réussite dans la collecte de fonds. Fin mars 2018, le groupe s’est rencontré à Istanbul pour voir diverses organisations, afin de se renseigner sur la situation actuelle (invasion de la Syrie du Nord) et pour ce que pouvait apporter le soutien international aux approches nonviolentes en Turquie. À son retour, le groupe a rédigé un communiqué, traduit en anglais et allemand (www.soziale-verteidigung.de et www.connection-ev.de).

 

Quand ce rapport a été terminé, le groupe évaluait entre autres choses les possibilités d’une autre visite avec un événement au Sud Est de la Turquie et le problème croissant des exportations d’armes vers la Turquie dans le mouvement européen pour la paix. Au conseil, le groupe sera en mesure de donner ses mises à jour.

 

5. Publications et sensibilisations

 

Toutes les publications de l’IRG par Internet peuvent être consultées sur notre site. Vous pouvez vous inscrire pour les recevoir directement dans votre boîte électronique ici : http://www.wri-irg.org/en/WRI-mailing-lists-and-publications

 

Nous avons écrits un bref guide d’écriture pour notre site, afin d’encourager les gens à envisager de soumettre des témoignages pour nos publications. Il est disponible ici : http://www.wri-irg.org/en/Writing-for-WRI (en allemand, espagnol et français)

 

5.1 Séries de publications

 

Le Fusil brisé

 

C’est la principale lettre d’infos de l’IRG, publiée en anglais, espagnol, allemand et français. Le Fusil brisé est en ligne, d’habitude avec une version téléchargeable en .pdf, et envoyé comme une lettre de courriel.

 

Nous utilisons le logiciel Issuu pour publier la version .pdf, ce qui facilite beaucoup la lecture sur des tablettes, ordinateurs portables et « e-readers », ainsi que l’intégration sur le site. Vous pouvez vous inscrire gratuitement, tout aussi bien qu’en lire les derniers numéros dans les quatre langues ici : issuu.com/warresistersint.

 

Depuis septembre 2017, nous avons diffusé deux numéros : novembre 2017 et mars 2018 :

 

Novembre 2017, militarisation de la police où ce thème est exploré, ainsi que les résistances qui se développent, avec des exemples : Bahreïn, Brésil, Chili, Colombie, Palestine, Afrique du Sud, États-Unis, Paraguay, Kenya et Corée du Sud.

 

March 2018: Militarism: What is it good for? Numéro centré sur les expériences du militarisme, en particulier dans le contexte de conflits ou de zones post-conflit. Les articles incluent des exemples du Yémen, Érythrée, Chypre, Catalogne, Corée du Sud et Turquie.

 

Tous les Fusils brisés peuvent se consulter ici : https://www.wri-irg.org/en/publication/broken-rifle/109/broken-rifle

 

Histoires de résistant/e/s à la guerre

 

Il s’agit d’un court bulletin de nouvelles du réseau de l’IRG. Chaque mois il relate cinq histoires, à la fois du Bureau de Londres et du réseau IRG. Il est maquetté pour mettre en lumière les faits saillants des activités récentes, ainsi que d’informer les gens sur les événements à venir de façon brève et engageante. Cette année, nous avons commencé à traduire ce bulletin en français, ainsi il est disponible dans les quatre langues de travail de l’IRG.

 

CO-Update

 

Produit en anglais, c’est la lettre électronique d’infos du programme Le Droit au refus de tuer. Depuis l’été 2012, elle paraît deux fois par mois. Elle contient des actualités du monde entier sur l’objection de conscience et la conscription, ainsi que des nouvelles sur l’activité du programme Le droit au refus de tuer.

 

CO-Alert

 

Conscientious objectors Ayelet and Mattan from a CO-Alert

 

  1. Ces courriels ont été lancés en juillet 2001 par l’IRG comme un système de base pour alerter les abonnés sur l’emprisonnement et les difficultés rencontrées par les objecteurs de conscience (CO). Depuis, des centaines de messages d’alerte ont été diffusés. Le système CO-Alert a été intégré dans la base de données de l’IRG sur l’objection et il est désormais entièrement géré par le site Internet IRG. CO-Alert est en anglais et uniquement diffusé par liste de courriels, même si quelques alertes sont aussi disponibles dans d’autres langues sur le site IRG. CO-Alerts depuis septembre 2017 incluent des appels pour le soutien des objecteurs en Israël, Thaïlande et Ukraine.

  2. Merci d’encourager le plus possible de gens à rejoindre cette liste :

  3. http://www.wri-irg.org/en/programmes/co_alerts

 

Nouvelles des profiteurs de guerre

 

La lettre de Nouvelles sur les profiteurs de guerre est publiée par courriel en anglais et espagnol, d’habitude une fois par trimestre. Elle a été un outil important pour fournir des informations sur des sujets en relation avec les profits de guerre pour un vaste éventail de groupes et militants, afin de faciliter le travail en réseaux des associations actives sur les profiteurs de guerre. Ces Nouvelles publiées depuis 2006, sont devenues mensuelles en septembre 2017. Voir : https://www.wri-irg.org/en/publications/war-profiteers-news

 

5.2 Médias sociaux

 

Nous continuons à développer notre travail sur les médias sociaux. Notre objectif est d’envoyer des messages quotidiens sur Facebook, sur Twitter aussi régulièrement que cela semblera approprié. Nous avons aussi essayé de renvoyer et de retweeter les contenus produits par les groupes membres de l’IRG.

 

Facebook

 

Nous trouver ici : https://www.facebook.com/pg/warresistersint/ . Nous avons plus de 5 000 followers (suiveurs). Les messages les plus populaires cette année étaient ceux sur les OC en Israël, Ukraine et Thaïlande, notre nouveau dossier ressource sur la militarisation de la police, ainsi que des messages envoyés pendant la semaine internationale contre la militarisation de la jeunesse.

 

Twitter

 

Nous trouver ici : https://twitter.com/warresistersint. Nous y avons plus de 4 800 followers. Vous pouvez utiliser cette liste pour voir les flux twitter des groupes IRG : https://twitter.com/warresistersint/lists/wri-affiliates

 

Vimeo

 

L’IRG a une page sur Vimeo, une plateforme de partage de vidéos. Vous y trouverez diverses vidéos produites par l’IRG, dont des enregistrements de nos séminaires par Internet [webinars], des vidéos d’actions passées avec des militant/e/s qui ont participé à la semaine d’actions contre la militarisation de la jeunesse, etc. Pour en savoir plus : here.

 

Instagram

 

Nous avons récemment débuté un compte Instagram, où nous espérons qu’il sera possible de partager des photos et vidéos de nos événements, tout comme des bouts de notre travail quotidien. Pour nous suivre sur Instagram, c’est ici : https://www.instagram.com/warresistersint/

 

5.3 Livres

 

Qui profite du salon de l’armement DSEI ?

 

Cover of the Who Profits at DSEI? bookley

 

En septembre 2017, l’IRG a publié une courte brochure avec ce titre. Elle a été distribuée à Londres, lors de la manifestation contre le salon Défense Sécurité et Équipements Internationaux. Elle cible douze sociétés qui participent à DSEI, ce qu’elles produisent, à qui elles vendent et l’impact de quelques unes de leurs armes. Vous pouvez lire cette brochure en ligne et la télécharger ici : (https://www.wri-irg.org/sites/default/files/public_files/2017-09/Design%20internet%20version.pdf )

 

  1. Boutique Internet de l’IRG

  2. En février cette année, nous avons lancé notre nouvelle boutique de ventes par Internet, où vous trouverez une gamme de publications de l’IRG, comme des badges fusil brisé (épinglette), des sacs, t-shirts et hoodies [sweat-shirts]. Nous remercions Netuxo, société de développement sur Internet, qui avait aussi construit le site de l’IRG en 2017, pour tout leur travail et leur soutien à l’IRG.

  3. Pour en savoir plus sur nos produits et modalités d’expédition à l’International, visiter notre boutique ici : (https://www.wri-irg.org/en/shop)

 

6. Finances et collecte de fonds

 

L’IRG a clôturé l’exercice 2017 avec un déficit significatif de près de 12 500 £ (livres sterling, les comptes ne sont pas complètement arrêtés à ce jour en avril 2018, donc c’est une estimation ; nous disposerons d’une image complète et d’une ventilation plus détaillée à présenter lors de notre conseil). Le montant de nos réserves totales va diminuer à la fin de l’année à environ 62 500 £.

 

La plus grande part de notre déficit 2017 reflète un coût unique (celui de la reconstruction de notre site Internet) ainsi qu’un problème financier chronique : malgré de grandes améliorations dans nos capacités de collectes de fonds sur les dix dernières années, nous dépensons encore en moyenne plus que nous encaissons.

 

Notre programme sur Le droit au refus de tuer continue de recevoir un financement complet et généreux du Joseph Rowntree Charitable Trust (acté jusqu’en avril 2020 et nous sommes optimistes pour une extension future). Les autres programmes (Nonviolence et Contrer la militarisation de la jeunesse), globalement et grâce aux efforts des trois dévoués permanents au bureau de Londres sont plus ou moins en mesure de récolter en gros 10 000 £/an pour couvrir leurs coûts essentiels, hors du financement des projets et des événements. Sans oublier les cotisations des sections et groupes associés, des dons individuels et des ventes de publication et marchandises, qui représentaient ensemble un peu moins de 20 000 £ en 2017.

 

Notre appel spécial fin 2017 a connu un développement remarquable pour récolter des dons réguliers et récurrents, notamment par notre site Internet et afin de fidéliser des donateurs pour l’IRG. Actuellement, nous avons seize personnes qui se sont engagés pour des dons réguliers (prélèvements mensuels) à la suite de cet appel, le total de leurs contributions s’élève à 1 932 £, ce qui n’est pas un montant négligeable. Avec seulement neuf donateurs réguliers supplémentaires, nous atteindrons l’objectif de vingt-cinq personnes que nous nous étions fixés.

 

Nonobstant tout cela, nos dépenses globales excèdent généralement notre capacité à collecter des fonds, et augmenter encore cette aptitude n’est pas tâche facile. Tailler dans les dépenses ne serait pas une solution – réduire considérablement les dépenses impliquerait une diminution du temps de travail de nos salariés, ce qui ne représenterait pas seulement une moindre quantité du travail par rapport à celui fourni actuellement, mais aussi ferait baisser notre capacité à collecter des fonds, impactant les économies que nous espèrerions.

 

Dans ce contexte, le départ d’Hannah Brock, notre travailleuse du programme sur Le droit au refus de tuer (après plus de cinq années d’un travail vraiment superbe) présente pour nous une opportunité de ces sortes de coupes dans certains coûts sans trop endommager pour autant nos capacités (voir 1.4). En heures supplémentaires, ces changements pourraient nous permettre de diminuer le coût des salaires versés et/ou d’accroître la capacité de collecte des fonds jusqu’au niveau suffisant pour l’équilibre de notre budget.

 

Cette stabilisation, si elle se produit, n’arrivera pas toute seule. Cela requerra beaucoup de travail des permanents, des bénévoles et un investissement continu et conséquent de votre part, à vous tous les membres de l’IRG, par vos cotisations vos aides pour générer des dons et des ventes, ainsi que vos appuis afin de développer les obtentions de subventions.

 

Après avoir évoqué notre conférence et assemblée générale en Colombie de l’an prochain, force est de constater que cela va demander beaucoup d’efforts. Organiser un événement sur une telle grande échelle est toujours un défi, mais probablement plus considérable que d’habitude au plan financier. Les événements internationaux en Amérique latine se révèlent classiquement plus chers à organiser que dans bien d’autres régions (surtout en raison du coût des transports aériens), aussi, obtenir des financements suffisants, nécessitera un travail important, tout particulièrement au vu ces dernières années de la compression générale des fonds disponibles pour les mouvements sociaux dans l’hémisphère sud. Nous aurons besoin de toutes vos aides, connections, idées et engagements que vous pourrez trouver !

 

Comme toujours, les cotisations et les dons individuels constituent une part non négligeable de nos ressources, et nous avons besoin de continuer à les développer. C’est un moyen direct qui permet au réseau de l’IRG de soutenir les programmes du bureau de Londres. Les aides de toutes sortes des bénévoles (dont la collecte des fonds) pourrait être inestimable en tant que ressource à part entière, qui finira un jour par être prise en compte dans nos registres comptables.

 

7. Perspectives

 

Du point de vue organisationnel, la principale zone de travail cette année sera probablement la préparation de la conférence et de l’AG en Colombie, dont les dates sont provisoirement fixées du 12 au 19 mai 2019. Nous ferons un rapport au conseil sur l’avancement de notre travail. En plus d’être important pour rassembler les OC de toute l’Amérique latine, le thème de la conférence (susceptible d’être en lien avec la militarisation) inclura aussi des séances sur des sujets liés à la conscription et à l’objection, d’autant plus que les antimilitaristes en Colombie commencent une campagne sur la fin de la conscription, dans un contexte d’après guerre civile.

 

Dans les programmes, se trouveront la journée et la semaine d’actions du 15 mai, en même temps que la réunion du conseil, qui sera centré cette année sur la Corée du Sud ; la semaine pour Contrer la militarisation de la jeunesse, la journée des Prisonniers pour la paix (1er décembre) pour citer les plus cruciaux.

 

Il y aura aussi l’impression tant attendue du Manuel sur les projets constructifs nonviolents, les activités pour notre projet en Turquie et une deuxième formation sur le genre et Contrer la militarisation de la jeunesse, probablement à Chypre.

 

Programmes & Projects

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