S’émanciper par l’action nonviolente en Afrique du Sud

Chers Ami/e/s,

Au Sud Soudan, des graines de nonviolence ont été semées et cultivées par l’Organisation pour la nonviolence et le Développement, une association affiliée à l’Internationale des résistant/e/s à la guerre.

Malgré les changements d’attitudes et de comportements d’individus et de groupes, résultat des formations à la nonviolence d’ONAD, beaucoup de personnes croient encore que la lutte armée peut apporter ce qu’ils espèrent. Au Sud Soudan, la société est hautement militarisée avec beaucoup de civils détenant des armes. Pendant que certains rendaient leurs fusils au gouvernement, le désarmement à la fois des esprits et des cœurs reste également nécessaire si nous voulons éviter la poursuite de la militarisation de la société.

En juillet 2012, j’ai représenté ONAD à l’échange africain de formation à la nonviolence organisé par l’IRG à Johannesburg, L’Afrique du Sud, a porté ce rassemblement de formateurs à la nonviolence venant de tout le continent. En construisant des réseaux et des liens entre des organisations de même motivations de toute l’Afrique pendant des événements comme celui-là, signifie que nous sommes capables de continuer à répondre de façon créative aux conflits et à la violence, En défiant l’arrogance du militarisme et en fabriquant un futur nonviolent, nous imaginons des pistes nouvelles dans nos propres pays.

Merci pour vos dons afin d’aider à défier le militarisme aujourd’hui !

Au cours de cette réunion, nous avons fondé le Réseau africain pour la nonviolence et la construction de la paix afin de fournir un soutien croissant aux formateurs à la nonviolence à travers toute l’Afrique, et nous prévoyons de nous rassembler à nouveau au sein de la conférence internationale de l’IRG, 'Petites actions, grands mouvements : le Continuum de la nonviolence' en Afrique du Sud, en juillet 2014. Cette conférence constituera une pierre angulaire pour poursuivre le développement et la promotion de la nonviolence en Afrique, et elle réunira des militants de tout le continent et au-delà pour partager histories et idées, pour nouer des liens plus forts et pour créer des stratégies afin de travailler ensemble à l’avenir. Cette conférence signifie aussi que de nombreux nouveaux groupes africains vont découvrir pour la première fois le travail sur la nonviolence, pour envisager les racines des causes de la violence dans leurs communautés et les moyens de la contrer.

Durant la dernière semaine d’octobre, ONAD a organisé une formation de dix jours pour des formateurs à la nonviolence du Sud Soudan. Elle a été facilitée ensemble par un Britannique, un Suédois et deux Soudanais, cette sorte de session ouvre des espaces nouveaux aux formateurs à la nonviolence, qui développent leurs compétences et leur permettent de donner leurs propres formations dans leurs communautés et réseaux, d’aider et d’encourager les réseaux de militants pour la démilitarisation, et de procurer un lieu pour celles et ceux qui sont responsables des entraînements à la nonviolence afin d’apprendre les expériences des uns et des autres. L’évaluation externe récente en 2013 de cette “formation de formateurs” a révélé qu’ils n’ont pas seulement appris de nouvelles compétence, mais aussi acquis du pouvoir pour accroître leur potentiel dans l’organisation d’actions de résistance nonviolente et pour transformer en l’améliorant leurs situations.

L’IRG organise des formations aux techniques de résistance nonviolentes pour des pays partout dans le monde – merci de l’aider par vos dons !

Notre « formation pour les formateurs » a apporté aux participants les outils et l’expérience dont ils ont besoin pour comprendre la dynamique des conflits, pour développer des instruments de transformation pour les conflits nonviolents et pour rester mieux équipés afin de soutenir leurs associations et travailler à la paix au Sud Soudan.

À travers la formation nous avons utilisé le manuel de l’IRG pour les campagnes nonviolentes, disposant de nombreuses traductions, notamment en arabe, ce qui veut dire que nous sommes capables d’offrir des ressources utiles à une grande variété d’attentes pour des utilisations futures – nous sommes très passionnés par une prochaine mise à jour et une nouvelle édition de ce Manuel, ce qui le rendra encore plus efficace pour les militants du monde entier, incluant bien sûr l’Afrique.

Le manuel original est une co-rédaction du réseau de l’IRG en 2009, et depuis il a été publié dans neuf langues (dont le népalais, russe, ou turc). Déclencher une nouvelle édition de ce Manuel pour des campagnes nonviolentes signifie une actualisation des ressources, du nouveau matériel, des études de cas, et plus d’éléments concernant directement les militants de la majeure partie du monde, dont beaucoup travaillent dans les environnements les plus répressifs, comme en Érythrée. L’Érythrée a été appelée la Corée du Nord de l’Afrique – la dissidence politique est punie avec une extrême brutalité, les militaires dominent la vie publique, et, en juin 2013 Reporters sans frontières classait ce pays comme le pire endroit de la planète pour y vivre en journaliste. Cependant, la diaspora érythréenne continue à soutenir les militants dans ce pays, par exemple en utilisant des machines 'robocall' afin d’encourager les gens à de petits actes de résistance en masse – telles « des villes mortes » en restant chez soi les vendredi soir, – comme signe d’objection au régime, cette campagne est appelée « Arbi Harnet ».

Merci d’envoyer votre contribution financière dès aujourd’hui afin de permettre à l’IRG de poursuivre son soutien à la résistance pacifiste en Érythrée et ailleurs en Afrique !

Le manuel pour des campagnes nonviolentes a été traduit en tigréen par la diaspora érythréenne, langue du plus nombreux des groups ethniques locaux, et il est actuellement utilisé par les exilés et les citoyens restés sous la dictature d’Issayas Affeworki pour soutenir ceux qui travaillent à un changement souterrain. La nouvelle édition du manuel sera en lien avec le thème de notre Conférence internationale de juillet 2014, en Afrique du Sud : «  Petites actions, grands changements ».

Tout ce travail repose sur des ressources, et les sections de l’IRG et les associations affiliées sont déjà lourdement engagées pour contribuer avec leurs temps, énergies et moyens financiers au soutien et à la promotion de la résistance nonviolente dans beaucoup de pays. Actualiser et éditer le nouveau manuel, donner des formations aux actions nonviolentes, animer des réseaux régionaux, et organiser des événements tels que la Conférence mondiale « Petites actions, grands changements » en Afrique du Sud, tout cela repose uniquement sur l’aide financière des donateurs individuels [l’IRG ne touche aucune subvention, gage de sa stricte indépendance envers les états], comme vous. Merci d’aider l’IRG – il y a un formulaire inclus à cette lettre avec un mode d’emploi pour ce faire !

Nous vous sommes reconnaissants de bien vouloir soutenir le travail de l’IRG : c’est vital pour nous tous afin de continuer à lutter partout contre la guerre et ses préparatifs.

Moses Monday John

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