Candidats pour les élections au Conseil de l'IRG, janvier 2010

1. Abraham Gebreyesus Mehreteab, Érythrée/Allemagne

Proposé par Deutsche Friedensgesellschaft - Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK, Allemagne).
Email: abrahamgebr@hotmail.com

Je m'appelle Abraham Gebreyesus Mehreteab. Je suis né en Érythrée le 9 février 1971. J'ai étudié le droit à Asmara pour une première licence puis en hollande pour mon magistère LLM en droit international et en droit des organisations internationales. Depuis 2002, je suis réfugié politique et vis à Francfort, en Allemagne.
Ces 15 dernières années, j'ai fait campagne pour les droits des handicapé-e-s, contre les mines antipersonnelles et pour l'aide aux victimes de ces mines. Je travaille aussi au soutien des objecteurs et objectrices de conscience en Érythrée et ailleurs.
De par mon expérience personnelle, mes premières actions furent pour la mise en place d'une association érythréenne pour les malvoyants en Érythrée. Avec mes ami-e-s, je faisais parti du comité fondateur. Ensuite, je devins militant des droits de l'homme à partir de ma quatrième année de droit à l'université d'Asmara en Érythrée. J'étais fortement impliqué dans la campagnes contre les mines en Érythrée et dans d'autres pays d'Afrique avec des ONG internationales. J'ai été membre de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL) qui a obtenu le prix Nobel de la paix. En tant que victime survivante, j'ai été particulièrement actif dans la campagne de solidarité avec les victimes et j'ai pu participer à ce titre à de nombreuses conférences internationales en Afrique, en Asie et en Europe. Lors de ces conférences, je mettais en avant les problématiques des victimes survivant-e-s des mines et faisais campagne pour que ces mines ne fassent plus partie de l'arsenal des guerres.
À l'âge de onze ans, une mine a bouleversé ma vie pour le meilleur ou pour le pire. J'y ai laissé ma vue et mon bras droit. Seize ans après cet accident et après avoir vécu et grandi comme aveugle dans une école spécialisée à Asmara, mon œil droit a recouvré la vue grâce à une greffe de la cornée rendue possible par la solidarité des militant-e-s de la campagne internationale contre les mines, de mes ami-e-s et surtout grâce à la bonne volonté du gouvernement sud africain. Après mon traitement à Pretoria, j'ai continué à militer pour les droits de l'homme nationalement et internationalement en tant qu'individu.
Au cours de ces années, entre 1996 et 1998, qui m'ont éclairé sur mon attitude et mes idées pour la paix me permettant ainsi de mieux me lever contre la guerre, mes actions et mes idées ont été prises en compte. Je fus alors proposé à mon insu pour une récompense internationale et le prix des droits de l'homme de Reebook me fut attribué en 1998. Je fus un des quatre jeunes de moins de trente ans récompensé-e-s par ce prix annuel pour leur travail en faveur des droits de l'homme.
Encouragé par ce prix, j'ai continué mon action en Érythrée en tant que victime ayant survécu aux mines. Je me suis particulièrement investi pour mettre en place un Réseau érythréen des survivant-e-s aux mines avec l'aide du réseau américain donc le siège est à Washington. Malheureusement, de par la politique gouvernementale relative aux ONG en Érythrée et la guerre dite frontalière entre l'Érythrée et l'Éthiopie entre 1998 et 2000, notre travail ne fut pas autorisé en Érythrée. De plus, le gouvernement a commencé à chasser les militant-e-s des droits de l'homme ainsi que celles et ceux s'opposant à la guerre et à la forme de gouvernement en place.
Arrivé en Allemagne. j'ai continué à m'intéresser aux problématiques relatives à la paix et aux droits de l'homme. J'ai travaillé en tant que membre de l'Organisation civique érythréenne pour les droits de l'homme à Francfort et j'ai eu la chance d'être membre du comité coordinateur du Réseau érythréen des sociétés civiques en Europe.
En plus, j'ai participé à la coordination pour monter l'Initiative antimilitariste érythréenne (EAI) en Allemagne. L'EAI a travaillé avec Connection e.V., une organisation allemande qui travaille sur l'objection de conscience en Érythrée. En 2004, avec l'aide de l'IRG, l'EAI a eu la possibilité de présenter la situation des objecteurs et objectrices d'Érythrée au Comité des droits de l'homme de l'ONU. J'ai alors représenté l'EAI et l'IRG pour prendre la parole devant le Comité.
Avec Connection e.V et d'autres collègues, je pense avoir donné du mien pour montrer la nature actuelle de la situation militaire et comment sont appréhendés aujourd'hui les droits de l'homme en Érythrée. Bien que la situation soit toujours très mauvaise dans mon pays, je ressens encore le besoin de faire plus pour influencer mes compatriotes au pays vers le « plus jamais la guerre en Érythrée ».
De plus, je pense que travailler avec l'IRG et d'autres organisations pacifistes va élargir mon intérêt pour la culture de la paix. Cela me permettra de lancer un message pour la paix aux populations africaines et particulièrement érythréennes dont la culture de la guerre dure depuis des siècles. Depuis 2004, j'ai eu l'occasion d'être fortement impressionné par le travail de l' IRG. J'ai participé à la Triennale en Allemagne et à la journée du 15 mai 2009 en Corée du Sud. Cela fut pour moi une bonne opportunité de rencontrer celles et ceux qui font l'IRG.

2. Adriana Patricia Castaño Roman, Colombie

Proposée par la War Resisters League (WRL, États-Unis)
Email: oganesoff@hotmail.com

Je m'appelle Adriana Patricia Castaño Román et je milite au réseau de la jeunesse Red Juvenil à Medellín. C'est une organisation antimilitariste qui adopte la philosophie de la nonviolence active pour la vivre et la promouvoir dans les processus éducatifs et dans l'action politique. Ces trois dernières années, nous avons développés des actions de plus en plus fortes pour mettre en évidence les causes structurelles de la guerre. Notre travail est principalement axé vers la ville, mais nous créons des partenariats et des jumelages avec des organisations rurales tel le Mouvement de la jeunesse de Alvaro Alcue del Causca et les indigènes Nasa qui habitent le district. Nous travaillons aussi avec plusieurs organisations paysannes dans un projet visant à monter une boutique agro-écologique.
Je suis adhérente de Red Juvenil depuis 1996. Je suis actuellement impliqué avec le groupe pratiquant la nonviolence active et dans le projet d'école populaire dans le cadre du programme d'éducation et de communication populaires. Depuis mon adhésion, j'ai été active dans la défense de l'objection de conscience en promouvant celle-ci, en assurant le suivi de la situation de jeunes de la ville et en dénonçant les recrutements forcés.
J'ai rejoint, il y a 3 ans, une organisation féministe de manière à mieux aider les femmes qui sont victimes du conflit armé sévissant dans le pays, pour dénoncer la société patriarcale toujours de mise et la discrimination qui affecte les femmes de bien des manières.
Notre proposition pour notre maintien au Conseil est à mettre en perspective avec le contexte latino-américain, nous renforcer en tant que région du monde dans l'objectif de soutenir et de susciter de nouveaux groupes en Amérique Latine. D'autre part, l'Internationale des résistant-e-s à la guerre nous a soutenu pour que soit mise en lumière la situation l'objection de conscience et l'illégalité des recrutements. C'est ainsi que nous avons pu être source de contre-information et nous souhaitons travailler dans ce sens de manière positive, énergique et avec détermination. Nous souhaitons donc continuer à soutenir les programmes insufflés par le siège londonien mais en y jouant un rôle organisationnel plus important.

3. Albert Beale, Britain

Proposé par Institut für Friedensarbeit und Gewaltfreie Konfliktaustragung (IFGK, Allemagne).
Email: worldpeace@gn.apc.org

Je suis devenu pacifiste alors que j'étais à l'école quand quelqu'un a été pendu pour « montrer que tuer était mal ». Mais à l'époque, je ne savais pas qu'il y avait un nom pour cette manière de voir.
Dans la vie, j'ai travaillé comme informaticien et comme enseignant en sciences physique. Dans le mouvement pacifiste, mes emplois passés furent, entre autres, coordinateur de Campaign Against Arms Trade (CAAT, Grande- Bretagne) dont je suis co-fondateur et, pendant de nombreuses années, co-éditeur de Peace News.
J'ai milité activement contre le militarisme (avec des références spécifiques à l'Irlande du Nord et au Moyen Orient), ainsi que sur des sujets tels les transports publics, l'énergie nucléaire, la censure, les droits sexuels, la démocratie locale, etc.
J'ai déjà été membre du Conseil international de l'IRG comme représentant de la section Peace Pledge Union et comme membre internationalement élu. Actuellement, je publie l'annuaire pacifiste mondial de Housmans, et je continue d'être actif sur la plupart des problématiques cité ci-dessus.
Quand j'étais au Conseil, j'ai tenté d'être actif et solidaire (sans pour autant éviter les débats et discussions nécessaires) dans les discussions et réunions, avec une attention particulière quant au bureau international de l'IRG (qui se trouve dans le bâtiment où je travaille). Je n'ai pas toujours pu me donner en temps comme en pensées à l'IRG autant que je l'aurais souhaité mais je continue d'être extrêmement engagé dans le travail international.
Je pense qu'il est important d'utiliser la force du réseau existant de l'IRG pour aider à soutenir les collègues dans des pays ou les connections de l'IRG et la conscience de l'IRG est faible. Nous devons aussi aider à la création et au développement d'organisations de résistances à la guerre dans les pays ou l'IRG n'a pas encore de sections. Je suis aussi pour m'engager à créer du lien entre les composantes traditionnelles de l'IRG et des militant-e-s d'autres champs d'action découvrant ou utilisant la nonviolence.
Mon engagement dans le pacifisme et la nonviolence et intimement lié à mon opposition au nationalisme et à mon athéisme.

4. Boro Kitanoski, Macedoine

Proposé par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège), War Resisters' League (WRL, États-Unis), Deutsche Friedensgesellschaft und Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK, Allemagne)
Email: borokitanoski@gmail.com

Je fus ces quatre dernières années membre du Conseil de l'IRG et du Comité exécutif, depuis 2006. J'ai à nouveau été proposé pour le Conseil de l'IRG et j'ai décidé de me présenter à l'élection.
Mon premier contact avec l'IRG fut en tant qu'objecteur en 1999 et j'ai depuis assisté à de nombreuses rencontres et évènements auxquels participait l'IRG quand elle n'en était pas organisatrice. En 2004, j'ai aidé à organiser la réunion du Conseil et le séminaire joint à ce dernier à Ohrid, en Macédoine
Je suis toujours actif avec Peace Action (qui est section de l'IRG) comme avec plusieurs autres initiatives dans les Balkans. Je suis impliqué dans un large spectre de problématiques antinationalistes et antimilitaristes dans l'ex-Yougoslavie et plus largement dans toute la région des Balkans. J'organise des campagnes, des actions et des formations.
Mes priorités au sein de l'IRG pour les 4 prochaines années :
J'étais impliqué dans le travail pour l'objection de conscience et aimerais le poursuivre. J'étais aussi impliqué dans les efforts régionaux de l'IRG, surtout en lien avec la mobilisation contre l'OTAN en Europe. Je les considère comme un développement important et revigorant pour l'IRG et souhaite poursuivre en ce sens. J'aimerais aussi voir plus de mise en réseau entre l'IRG et de nouveaux groupes se créant dans les Balkans et voir une reprise de contact avec certains « anciens groupes » de la régions.

5. Carlos Barranco, Spain

Proposé par Forum Voor Vredesactie (FVV, Belgique)
Email: retirada@xarxaneta.org

Je m'appelle Carlos Pérez Barranco, je suis né à Madrid en 1969, mais j'ai quasiment toujours vécu à Valence. Je travaille actuellement comme traducteur audiovisuel et j'enseigne les technologies de l'information pour des formations pour adultes. J'ai terminé des études de Sciences Physiques en 1992 à Barcelone,où je suis entré pour la première fois en contact avec des groupes radicaux. J'ai participé à des structures s'occupant d'environnement et j'ai ainsi commencé à appréhender la culture basée sur les réunions et l'action directe nonviolente. Cependant, ce ne fut que deux ans plus tard que je me suis vraiment impliqué comprenant de mieux en mieux la pertinence du Mouvement de l'objection de conscience (MOC) et la campagne de refus de la conscription. J'ai alors rapidement décidé de participer à des actions de désobéissance civile contre le service militaire obligatoire. En 1996, j'ai rejoint le groupe MOC/COM de Valence et j'ai alors participé à une nouvelle forme de désobéissance civile pour la campagne « désobéissance dans les caserne » qui consistait à déserter publiquement dans les casernes. J'ai passé les années suivantes dans une prison militaire avec 30 autres personnes refusant de faire leur service militaire. Cette période fut une expérience de vie mais aussi une expérience politique importante au cours de laquelle j'ai appris sur la politique qu'implique l'auto-organisation, la culture des décisions prises en réunion, les campagnes radicales, l'action directe nonviolente et la désobéissance civile.
Après la fin du service militaire en 2001, j'ai continué d'être très actif au MOC en tentant de contribuer aux analyses et propositions au cours de cette période de transition incertaine pour un mouvement qui s'était fortement impliqué dans le refus du service militaire. Ces ainsi que j'ai tenté ces trois dernières années de pousser le MOC à participer au réseau de groupes pacifistes portés sur l'action directe nonviolente à l'échelle européenne qui se met en place. Je cogère aussi le site internet www.antimilitaristas.org. Récemment, je me suis impliqué dans l'IRG en tant que traducteur et correcteur.
Au Conseil de l'IRG, j'espère pouvoir mettre en place des liens plus forts et fonctionnant dans les deux sens entre le mouvement antimilitariste espagnol et l'IRG. J'espère pouvoir continuer à renforcer le mouvement en Espagne en m'appuyant sur la longue tradition qui a été entretenue avec l'IRG et sur le large éventail de mouvements en Espagne tout en contribuant à l'IRG en y apportant les perspectives du mouvement antimilitariste espagnol.

6. Helena Rill, Serbia

proposé par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège), Forum Voor Vredesactie (FVV, Belgique)
Email: hrill@gmx.net

Je suis née en 1972 en Voïvodine, province autonome de Serbie et mon militantisme est fortement influencé par les guerres en ex-Yougoslavie comme par l'injustice et la violence en général. Je participe au Centre pour l'action nonviolente (CNA) à Belgrade et à Sarajevo. Je m'engage pour changer notre société remplie de haine, d'animosité, d'incompréhension et de nationalisme. Je veux croire que ce changement est possible bien que construire la paix est un défi au point qu'il m'arrive d'être en proie aux questionnements, dilemmes et doutes. Cependant, ma ténacité est reliée à ma forte croyance dans l'importance de ces étapes.
J'ai d'abord milité localement et ai poursuivi régionalement ; j'ai alors travailleé sur la réduction des préjudices, la nonviolence, l'antimilitarisme, les problématiques de genre, la résolution des conflits, la confiance et la construction de la paix ainsi que d'autres sujets dans la région que couvrait l'ex-Yougoslavie. J'ai participé à l'élaboration, la préparation, l'organisation et la mise en place des programmes au CNA mais je suis le plus souvent impliquée dans l'éducation à la paix par des formations et dans des actions de promotion de la paix (principalement par la publication de livres).
Mes motivations pour intégrer l'IRG sont les valeurs que nous partageons que j'applique (ou tente d'appliquer) dans ma vie. Pour ce qui est de mes priorités au sein de l'IRG, elle serait la mise en lien de l'expérience de la nonviolence et de la contruction de la paix en ex-Yougoslavie (pour laquelle j'ai le plus d''expérience mais aussi de contacts de personnes et d'organisations agissant dans la région sur le sujet) avec le travail de l'IRG. J'aimerais aussi aider à préparer et organiser des formations et des actions au sein de l'IRG. Il est aussi important pour moi de lier les programmes de nonviolence au monde de la globalisation. J'aimerais être active à l'IRG dans le groupe de travail sur la formation à l'action nonviolente et le groupe de travail sur la femme.

7. Hilal Demir, Turquie et Espagne

Proposée par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège), la War Resisters League (WRL, États-Unis), Institut für Friedensarbeit und Gewaltfreie Konfliktaustragung (IFGK, Allemagne), Deutsche Friedensgesellschaft und Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (IFG-VK, Allemagne)
Email: demirlilith@gmail.com

Je suis devenue une militante pacifiste, une formatrice à l'action nonviolente, une militante féministe-antimilitariste pour les droits des homosexuel-les, une militante écologiste, une objectrice de conscience et peut-être autre chose que j'oublie suite à mon premier engagement à l'âge de 18 ans dans le mouvement antimilitariste turc avec le groupe de l'Internationale des résistant-e-s à la guerre d'Izmir. J'ai travaillé avec différents goupes : groupe de femmes, groupe de formateurs et formatrices à la nonviolence, groupe d'homosexuels et quelques autres ; je fus à l'origine de plusieurs d'entre eux qui étaient les premiers groupes politiques sur ces sujets.
Après être devenue une militante antimilitariste, je me suis plus tournée vers l'engagement féministe et pour la nonviolence. Après deux années d'expériences et de formations à la nonviolence, j'ai commencé à travailler comme formatrice en Turquie mais aussi à l'échelle internationale. Mais j'ai bien sûr participé aux mouvement des objos en Turquie. En 2005, j'ai déclaré avec d'autres femmes et publiquement mon objection de conscience dans le cadre d'une stratégie politique mais aussi comme moyen personnel d'expression.
J'habite maintenant en Espagne, depuis 2008. Je ne suis plus physiquement impliquée avec les mouvements turcs mais je continue à travailler avec eux particulièrement sur la nonviolence en utilisant les avantages du monde virtuel. Je viens juste de lancer la première page web sur la nonviolence en langue turque qui a pour objectif d'être une ressource pour les militant-e-s, formateurs et formatrices de la nonviolence.
Mon objectif en contribuant à l'IRG est de renforcer les liens entre l'IRG et le mouvement antimilitariste turc. L'IRG est prête à apporter tous types de soutien et j'aimerais utiliser cette énergie et les opportunités internationales pour booster le mouvement antimilitariste qui stagne depuis un moment.

8. Kerstin Bergeå, Suède

Proposée par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège)
Email: kerstin.bergea@krf.se

Bonjour, je m'appelle Kerstin Bergeå. Désolée de ne pouvoir être présente à ce Conseil, je suis prise par l'aniamtion d'une formation de formateurs et formatrices à la nonviolence en Suède. C'est une formation sur 21 jours dont je ne peux manquer la fin. Certain-e-s d'entre vous ont pu me rencontrer à la rencontre de l'IRG sur la formation à la nonviolence de Bilbao en 2008. (J'ai aussi assisté à la Triennale de 2006 en Allemagne).
L'IRG est une ressource collective puissante d'opposition à la militarisation continuelle qui montre l'énorme potentiel de la nonviolence comme méthode d'une part et comme mode de vie d'autre part, mettant toujours en avant le « se préparer stratégiquement » et le « faire campagne ». Je serais honorée de pouvoir être élue au Conseil de l'IRG.
Je pourrais y contribuer avec une perspective tenant compte des aspects de genre sur la nonviolence et la résolution des conflits. De plus, j'ai une expérience étendue de la formation à la nonviolence dans différentes configurations géographiques : Suède, Sahara occidental, Colombie et Ouganda du nord. J'aimerais organiser et animer des ateliers créatifs et j'ai la chance que ce soit une partie de mon travail en tant que secrétaire du programme sur la nonviolence à SWEFOR. J'ai un passé où je fus impliqué dans des mouvements pour une justice globale (Attac Suède) et dans le mouvement des femmes pour la paix travaillant à l'application de la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité. J'ai aussi travaillé comme observatrice de paix au Guatemala et au Chiapas en 2003-04.
Je m'épanouis autant dans un environnement national qu'international et j'aimerais construire des réseaux internationaux de coopération.
P.S. Au cas où vous vous poseriez la question, je compte bien si je suis élue être présente à toutes les réunions ;-).

9. Rafael Uzcategui, Vénézuela

Proposé par Ni Casco Ni Uniforme (Chili)
Email: uzcategui.rafael@gmail.com

Je m'appelle Rafael Uzcátegui et j'ai 36 ans. J'ai rejoint le mouvement de l'objection de conscience il y a treize ans au Vénézuela, lequel a, de 1995 à 1998, conduit à l'inscription de la formule « objection de conscience » quoique sous une forme contradictoire à la Constitution nationale introduite en 1999. Je suis actuellement coordinateur d'une structure de recherche d'une ONG vénézuélienne travaillant pour les droits de l'homme dénommée Provea.
J'aimerais rejoindre le Conseil de l'IRG pour pouvoir apporter à cette organisation une meilleure compréhension du phénomène de la militarisation en Amérique Latine, qui a historiquement été lié aux mouvements de masse dont la nature a été qualifiée de « populiste ». J'aimerais aussi aider à créer des liens plus forts entre l'IRG et les mouvements antimilitaristes d'Amérique Latine, lesquels pourraient alors mieux promouvoir la coordination des initiatives contre la guerre et contre la militarisation dans la région.
Enfin, je me présente dans l'espoir que puisse être comprise la situation au Vénézuela dans toute sa complexité, pour que soit poursuivie l'érosion du modèle militaire, dictatorial et autocratique actuellement en vogue dans le pays. J'espère aussi impulser des collectifs de mouvements sociaux sensibles à l'objection de conscience, à la démilitarisation, à l'action directe nonviolente et à d'autres problématiques qui y sont connectées.

10. Patrick Sheehan-Gaumer, USA

Proposé par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège) et la War Resisters' League (WRL, États-Unis)
Email: sheehpa@googlemail.com

Je participe à la War Resisters League depuis 1997, alors que j'étais encore adolescent. J'ai débuté par l'opposition au recrutement des armées, que je continue encore aujourd'hui. J'ai été à deux reprises au Comité national de la WRL et je suis le responsable du groupe de travail à l'international. Je termine mon mandat en tant que représentant de la War Resister's League à l'IRG et j'aimerais pouvoir continuer d'y siéger en tant que membre élu.
Je me considère comme pacifiste et objecteur de conscience. Je lutte chaque jour pour résister à la guerre et la violence, une tâche difficile aux États-Unis ou nous « soutenons » la guerre de bien des manières sans même nous en rendre compte. Je suis objecteur de conscience à l'impôt militaire et ne paie donc pas la part des impôts dévolue à notre armée.
Je crois en l'importance d'apprendre les tactiques et les perspectives ayant court dans d'autres pays. Mon désir de participer au Conseil est probablement autant personnel que selon ce que je peux offrir au conseil. J'apprécie d'aider à animer les réunions du Conseil de l'IRG et je suis volontaire pour effectuer certaines de ces tâches.

11. Pelao Carvallo, Chili et Paraguay

Proposé par Ni Casco Ni Uniforme (Chili)
Email: pelaocarb@gmail.com

Je suis un antimilitariste internationaliste expérimenté. J'ai longtemps vécu au Chili où j'ai participé à la création du groupe d'objecteurs et objectrices de conscience Ni Casco Ni Uniforme. Au Paraguay où je me trouve aujourd'hui, je suis un des principaux animateurs de Gaaa! (Grupo de afinidad antimilitarista de Asunción), de la revue antimilitariste latinoaméricaine Periférica et du centre social et bibliothèque La Comuna de Emma, Chana y Todas las Demás. Nous organisons actuellement un séminaire pour le 15 mai à Asunción. Je soutiens activement la création d'un espace pour l'antimilitarisme et l'objection de conscience en Amérique Latine et Caraïbe. C'est un réseau basé sur notre opposition commune à la militarisation, à la fabrication d'armement et aux groupes militaires dont la région a récemment souffert. J'ai travaillé pour que l'IRG apparaisse plus comme une évidence dans le contexte latino-américain et que l'IRG connaisse mieux celui-ci, afin que plus de monde intègre directement ou indirectement le réseau.
Je fais partie du Conseil de l'IRG depuis 2006 et j'ai rejoint le Comité exécutif en 2008. J'aimerais continuer à contribuer à l'IRG à travers le travail qui s'appuie sur les groupes antimilitaristes, travail qui questionne, interroge, analyse tout en étant inscrit dans un esprit de communauté. Je souhaite aussi continuer à aider le travail que l'équipe en place au Conseil depuis 2006 a effectué pour soutenir et renforcer l'IRG et à contribuer à son développement, particulièrement en Amérique Latine.

12. Sergeiy Sandler, Israël

Proposé par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège), la War Resisters' League (WRL, États-Unis), Institut für Friedensarbeit und Gewaltfreie Konfliktaustragung (IFGK, Allemagne), Deutsche Friedensgesellschaft und Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK, Allemagne)
Email: sergeiys@gmail.com

Je suis un militant antimilitariste habitant en Israël. J'ai refusé d'être incorporé à l'armée israélienne en tant que pacifiste (j'ai même passé un peu de temps en prison dans les années 90) et milite depuis lors. En 1996, je fus un des fondateurs de la petite Association of Conscientious Objectors en Israël, et ces dix dernières années j'ai milité au sein de l'organisation antimilitariste israélienne et associée de l'IRG : New Profile. Du fait de notre travail de soutien aux objecteurs et objectrices de conscience ainsi que des insoumis au service militaire, l'État israélien m'a récemment fait l'honneur, à moi mais aussi à onze autre militant-e-s, de nous élever au rang de suspects criminels.
Je suis au Conseil de l'IRG depuis 2002 et au Comité exécutif depuis 2006. Au Conseil, je compte m'employer à poursuivre le travail pour le Droit au refus de tuer et celui contre la militarisation en général mais aussi faire ce que je peux pour améliorer la situation financière et organisationnelle de l'IRG.

13. Stellan Vinthagen, Sweden

Proposé par Folkereisning Mot Krig (FMK, Norvège), la War Resisters' League (WRL, États-Unis) et l'Institut für Friedensarbeit und Gewaltfreie Konfliktaustragung (IFGK, Allemagne)
Email: stellan.vinthagen@gmail.com

Je suis né en 1964 et je suis un universitaire militant. Je suis engagé dans l'action nonviolente et la désobéissance civile depuis 1986 et en tant qu'universitaire depuis 1997. J'ai été impliqué dans des groupes et mouvements s'occupant du droits des réfugié-e-s, de justice globale, de la pauvreté, d'antimilitarisme, des problématiques de genre, d'énergie nucléaire, de commerce des armes, de droit des animaux, etc. J'ai vécu 15 procès pour désobéissance civile qui m'ont mené un peu plus d'une année en prison. Je vis à l'éco-village de Krossekärr sur une île de la côte occidentale de la Suède. J'ai un doctorat en sociologie, sur la sociologie de l'action nonviolente ; je suis professeur de sociologie à University West, et en recherche sur la la paix et le développement à la School of Global Studies qui dépend de l'université de Göteborg. Je suis aussi conseil scientifique pour l'International Center for Nonviolent Conflict (ICNC,www.nonviolent-conflict.org), et co-fondateur du réseau d'études des résistances : Resistance StudiesNetwork (www.resistancestudies.org). Mes recherches sont centrées sur les résistances, les pouvoirs, les mouvements sociaux, l'action nonviolente, la transformation des conflits et les changements sociaux. J'ai publié ou édité quatre livres et de nombreux articles, dont le dernier s'intitule « Is the World Social Forum a Democratic Global Civil Society ? » (Est-ce que le forum social mondial est une société civile globale démocratique ?), dans Société sans frontière, 2008. J'ai voyagé sur les cinq continents pour interviewer des militant-e-s du mouvement, j'ai effectué des observations de participant-e-s à plusieurs mobilisation de contre-sommets du mouvement pour une justice globale et j'ai discuté des résultats de la recherche avec des participant-e-s de quatre FSM depuis 2002.
Je suis membre du Conseil de l'Internationale des résistant-e-s à la guerre depuis 2006, période pendant laquelle j'ai contribué au groupe thématique « Globaliser la nonviolence » à la Triennale de l'IRG en Allemagne en 2006, au manuel publié par l'IRG, au livre sur la Résistance sans armes (« Unarmed Resistance » sous la direction d'Howard Clark) et au séminaire à Coventry sur la Résistance sans arme, ainsi qu'à des ateliers de l'IRG sur les actions nonviolentes au Forum social européen (FSE) de 2008.
Mes envies et contribution à l'IRG sont :
1- continuer à développer des passerelles entre la recherche et la résistance, l'action nonviolente (comme mon travail sur les séminaires-blocages d'universitaires à Faslane 365 : www.faslane365.org),
2- accroître la coopération avec le « mouvement pour une justice globale » et le procédé du Forum social mondial
J'aimerais contribuer à l'IRG autant que possible car je partage les objectifs et méthodes de l'IRG et que je pense cette organisation comme unique en son genre. Je suis membre individuel de l'IRG, ne représentant aucune organisation membre ou associée à l'IRG (la seule qui pourrait politiquement être dans ce cadre est FOR Sweden mais je ne suis par religieux). Mon problème est le peu de temps que je peux consacrer à l'IRG étant déjà impliqué dans de nombreux projets. Pour autant, je pense être à même de contribuer comme j'ai déjà pu le faire.
Laisser ma place à un candidat qui conviendrait et qui a plus de temps à consacrer ne me pose pas de problème.

14. Tobias Pflüger, Germany

Proposé par Institut für Friedensarbeit und Gewaltfreie Konfliktaustragung (IFGK, Allemagne)
Email: mail@tobias-pflueger.de

Au cours de ce dernier terme, j'étais déjà au Conseil de l'IRG. Mon travail s'est centré sur le travail pour la paix à l'échelle européenne et internationale.
Jusqu'à l'été 2009, j'étais élu au Parlement européen tout d'abord comme indépendant sur la liste de ce qui était alors le PDS, puis en tant que membre du Parti de gauche (DIE LINKE).
Au cours de mon travail parlementaire, je n'ai jamais renoncé à mon approche antimilitariste et militante. De juin 2004 à juillet 2009, j'étais le coordinateur du Groupe de gauche (GUE/NGL) au Sous-comité de la sécurité et de la défense, et un membre du Comité aux affaires étrangères. Je n'ai pas été réélu faute d'un score suffisant du Parti de gauche aux élections européennes en Allemagne. J'ai à plusieurs reprises été sollicité pour continuer mon travail au Conseil de l'IRG sans être un élu du Parlement européen. Après avoir hésité, j'ai accepté et me voici à nouveau candidat.
En tant que membre fondateur et au conseil d' administration du Point d'information sur la militarisation (Informationsstelle Militarisierung e.V., IMI), le cœur de mon travail est et reste la politique étrangère et militaire de l'Union européenne et le rôle de l'Allemagne sur la scène internationale (Informationsstelle Militarisierung e.V. Est enregistrée comme organisation d'utilité publique depuis 1996 avec pour objectif la résolution pacifique des conflits à travers l'éducation et l'information et l'apport d'information face à la militarisation rampante de l'Allemagne et de l'Union européenne).
En coopérant étroitement avec le bureau international de l'IRG à Londres et plusieurs sections comme DFG-VK et d'autres, je fus particulièrement attentif à la militarisation de l'Union européenne. Un des principaux éléments fut le Traité constitutionnel de l'UE puis le Traité de Lisbonne de l'UE, lequel transforme l'Union européenne en une alliance militaire. Pour ce travail, nous avons travaillé en relation étroite avec nos ami-e-s irlandais-es qui se sont prononcé à l'occasion de deux référendum pour un « non » progressiste contre le Traité de Lisbonne.
La problématique de l'objection de conscience en Europe fut aussi une de mes préoccupations et j'ai publié un essai sur le sujet en collaboration avec l'IRG qui fait le tour de la situation de l'objection de conscience en Europe. J'ai aussi aidé à ce que puissent se tenir plusieurs audiences sur l'objection de conscience.
Depuis des années, je suis actif dans le mouvement international contre les bases militaires et j'ai participé à des rencontres internationales comme à Quito en Équateur, ai rendu possible une réunion européenne à Strasbourg de par mon mandat européen et j'ai travaillé avec des groupes dans différents pays (ex : République tchèque, Italie, Suède, etc). En Allemagne, j'ai organisé avec différents groupes plusieurs actions dans des bases militaires comme Ansbach, Calw, Potsdam-Geltow, Magdeburg.
Je fus aussi particulièrement impliqué dans les actions de protestation contre le sommet 2009 de l'OTAN à Strasbourg , Baden-Baden et Kehl (Contre-conférence, manifestation, actions, etc.). Dès sa mise en place, j'ai travaillé au Comité de coordination international (ICC) de « Non à la guerre, non à l'OTAN ». J'ai été réélu en octobre 2009 à ce comité.
J'ai aussi milité contre la politique meurtrière envers les réfugié-e-s de l'Allemagne et de l'Union européenne, contre le retour du fascisme et contre l'énergie nucléaire.

15. Yeidy Rosa, Puerto Rico/Ecuador

Proposée par la War Resisters League (WRL, États-Unis) et Deutsche Friedensgesellschaft und Vereinigte KriegsdienstgegnerInnen (DFG-VK, Allemagne)
Email: yeidyrosa@gmail.com

Salutations à tou-te-s. Je m'appelle Yeidy Rosa et je me présente à vous pour devenir membre du conseil de l'IRG. Je fais actuellement partie d'un mouvement antimilitariste au sens large, avec une attention particulière à la problématique de genre et aux problématiques régionales, en Amérique latine, en Amérique indigène et dans les Caraïbes, il s'appelle le GOCE- Grupo de Objeción de Conciencia del Ecuador (Groupe de l'objection de Conscience d'Équateur). J'ai débuté dans ce mouvement dans ma ville d'origine, Porto Rico, lors de la lutte pour chasser les bases militaires des États-Unis d'Amérique hors de l'île de Vieques en 1994. Depuis lors, la croyance en la nonviolence révolutionnaire, la désobéissance civile et créatrice et l'action directe (éléments qui ont tous été utilisés pour faire fermer la base en 2003) était ancrée en moi. Je me suis alors engagée dans les mouvements contre le recrutement et contre la guerre ainsi que ceux travaillant pour la paix et la justice, surtout au cours de mes années aux États-Unis où j'ai travaillé avec la communauté latino-américaine. Au travers de cet engagement, nous avons créé un groupe Femmes en noir dans l'état de l'Ohio en 1999 et c'est par ce biais que je suis entrée en contact avec la WarResister’s League (WRL), qui fut ma base politique jusqu'en 2006.
Au cours de mes années en Équateur, je suis devenue membre de plusieurs groupes militants dans les réseaux féministes et environnementaux ; et toujours en lien avec la lutte antimilitariste. Je vois qu'ici plus qu'ailleurs le mouvement de la nonviolence révolutionnaire est le mouvement des mouvements.
En travaillant en réseau et en se soutenant les un-e-s les autres, chacun-e peut voir un lien constant entre la violence, la féminisation de la pauvreté, l'injustice et les abus de pouvoir, les ressources naturelles, le sexisme persistant et l'industrie de la guerre. Je voudrais aussi mentionner qu'au cours de mes années équatoriennes, j'ai été impliquée dans des projets audiovisuels en travaillant avec Action écologique. Dans ce cadre, j'ai travaillé avec des enfants et des jeunes vivant à la frontière entre l'Équateur et la Colombie qui sont victimes des compagnie pétrolière, du Plan Colombia (spraying) et du conflit armé.
De plus, pour la quatrième année consécutive, nous allons mener avec la GOCE une campagne contre les jouets violents et sexistes. La campagne visitera 10 communautés des banlieues et sera à la fois joyeuse et éducative. Nous sommes fiers et fières que cette campagne prenne de l'ampleur chaque année.
Le futur de GOCE se trouve dans le développement de notre travail sur les dépenses militaires et dans l'information sur le caractère inconstitutionnel récemment confirmé de la demande d'un certificat de fin de service militaire pour travailler, étudier et voyager. Il faut savoir que c'est le GOCE qui, au cours des 15 dernières années, a lutté contre le service militaire obligatoire et a fini par en obtenir l'abolition. Une de nos priorités, dans nos objectifs en cours, est de renforcer le mouvement à l'échelle régionale, et donc de coordonner nos efforts qui sont représentatifs de l'Amérique latine, de l'Amérique indigène et des Caraïbes.
Nous pensons que la candidature du GOCE pour devenir section de l'IRG contribuerait à la mise en place de ces plans d'action, surtout pour ce qui est de renforcer notre réseau régional en facilitant la communication et les échanges entre les groupes. C'est la raison pour laquelle nous souhaiterions être représenté-e-s au Conseil, car la richesse des expériences et informations de chaque groupe participant au réseau sera répandue et de nouveaux groupes seront contactés et nous rejoindrons.
C'est un travail qui, en s'y mettant tou-te-s ensemble sera possible.

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